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Des maisons éclusières à valoriser le long du canal de Briare

A Briare, la maison éclusière vacante de 65 m² dispose d'un terrain de 1600 m², d'un garage et d'une cave. / © VNF
A Briare, la maison éclusière vacante de 65 m² dispose d'un terrain de 1600 m², d'un garage et d'une cave. / © VNF

Voies navigables de France (VNF) lance un appel à projet afin de valoriser ses maisons éclusières vacantes aux abords du canal de Briare.
 

Par JB

© VNF
© VNF


Maisons éclusières d’une surface moyenne de 85 m², grande superficie de terrain de 1500 m², possibilité d’extensions, de constructions supplémentaires, d’aménagements… Une carte interactive référence les bâtis disponibles avec une fiche descriptive des biens et des photographies. Voies navigables de France (VNF) joue à l'agent immobilier sauf que son patrimoine historique n’est pas à vendre mais à valoriser.

Des bâtiments à l'abandon

Sur un total de 50 maisons éclusières le long du canal entre Briare et Montargis, 20 sont libres et l’entretien coûte très cher. « C’est dommage de les laisser vacantes et de les laisser se dégrader. Nous avons la volonté de favoriser le tourisme fluvial, c’est une vitrine pour VNF », explique Zoé Lenoir, chef de projet  en charge de la valorisation.

Construites pour la plupart au XIXe siècle, les maisons éclusières servaient à abriter les familles des éclusiers et les agents en charge de l’entretien des ouvrages. Aujourd’hui, les deux tiers sont utilisées pour le service ou des activités annexes.

VNF ne souhaite pas se séparer de son patrimoine immobilier mais cherche des porteurs de projet pour occuper ces bâtiments dont certains sont en mauvais état. « Nous souhaitons rester propriétaire afin de garantir l’offre touristique et développer des activités complémentaires le long du linéaire. Nous ne souhaitons pas avoir le même type d’activité entre deux sites rapprochés », indique Zoé Lenoir.

Gîtes, restauration, services

Les maisons éclusières disponibles disposent d’une surface de 45 à 165 m² et d’un large terrain. VNF imagine bien différents types d’hébergements, des points de restauration, des commerces et des services notamment pour les cyclotouristes. Guiguette, galerie d'art, restaurants, gîtes atypiques, réparation de vélos... les projets sont larges. Une fois définis, ils feront l’objet d’une phase de financement, de recherche de subvention afin de financer les travaux d’aménagement. Les porteurs de projets (publics ou privés) signeront une convention d’occupation temporaire de 5 à 19 ans contre une redevance à déterminer. Ils ont jusqu'à fin septembre pour se faire connaître auprès de VNF.

Attirer les cyclotouristes

L'objectif de ce projet de valorisation est de développer le potentiel du canal en attirant davantage de plaisanciers et aussi de cyclotouristes. En 2018, près de 43 000 passages ont été enregistrés par la Loire à vélo soit une hausse de 37% par rapport à 2017, d'après le comité régional du tourisme. Et les cyclistes dépensent en moyenne 80 euros par jour. Avec le département du Loiret qui veut promouvoir ses circuits d'eau et de vélo, VNF compte profiter du boom du tourisme vert et redonner vie au canal de Briare.
 

 

Le canal de Briare en chiffres

1605 : année de construction 
1642 : fin des travaux
54 kilomètres 
36 écluses

 

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