Polémique à Montargis où le maire a signé un arrêté qui impose le pass sanitaire aux scolaires et à leurs enseignants

Le pass sanitaire continue de faire parler de lui. A Montargis il crée même la polémique après la publication au début du mois d'un arrêté municipal qui impose le pass aux scolaires et à leurs enseignants quand ils utilisent des installations de la mairie pour leurs cours de sports.

Depuis le 7 septembre, pour utiliser les installations sportives de la ville, les élèves de Montargis doivent avoir le pass sanitaire… y compris pour leurs cours d’EPS. C’est ce que précise l’arrêté municipal signé par le maire LR, Benoît Digeon. Les enseignants, les intervenants extérieurs et les élèves de plus de 12 ans sont concernés à partir du 1er octobre.

L’argument principal du maire, les intéractions entre les groupes scolaires et les autres publics. "Il y a trop de brassages dans le gymnase, avec les personnels techniques des clubs qui vont croiser plusieurs groupes scolaires, il y le personnel d'entretien de la mairie qui va aller faire des interventions et croiser ces groupes, puisqu'il y a des co-activités dans le gymnases, etc."

A contrario, pour les professeurs d’EPS, ce brassage est très limité. Il ne justifie pas une telle décision. Autre point de discorde, le contrôle de ces pass… Les enseignants devront le faire eux-mêmes. "On a un temps qui est assez limité avec nos élèves,explique Mickaël Tarraud, professeur d'EPS au collège du Chinchon, en plus en terme d'autorisation, le fait de casser un peu le secret médical vis à vis des élèves," ajoute il, gêné... "il faut par ailleurs réasliser une mission de contrôle alors que ce n'est pas dans nos prérogatives à première vue". Impossible pour les professeurs de mettre de côté les élèves non-vaccinés,  alors si les lieux clos ne sont pas accessibles, il faudra chercher des alternatives. Et pour Célie Bouvet, enseignante au collège du Grand Clos, il n’y en a pas beaucoup. "On sera contraint avec toutes nos classes de nous rendre sur les installations extérieures, qui se trouvent à 20 minutes de marche, c'est à dire pour faire de l'athlétisme et de la course d'orientation. Ils vont vivre une EPS amputée, qui se réduira à deux activités qu'ils ont déjà pratiqué l'année dernière", explique-t-elle. 

Le syndicat des professeurs d’Éducation Physique a écrit à la direction académique. Il demande des éclaircissements quant au protocole à suivre. Le maire de Montargis, lui, affirme que son texte a été validé par la Préfecture et le Rectorat.

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