Près d'un an après les émeutes, un bar de Montargis savoure sa réouverture : "je suis contente, on retrouve les gens, on revit"

durée de la vidéo : 00h01mn59s
Réouverture d'un bar après les émeutes de Montargis ©F.Clavel / V.Logereau / France Télévisions

11 mois après les émeutes suite à la mort du jeune Nahel, le centre-ville de Montargis se remet doucement sur pied. Ce lundi 13 mai, le dernier commerce encore fermé à cause de son saccage vient de rouvrir.

Le bar-tabac "au Balto" a retrouvé ses clients après avoir traversé de nombreuses épreuves. "Je suis contente, on retrouve les gens, on revit, on va dire...  C'est une épreuve de passée. Tout n'est pas fini, mais c'est une épreuve de passée", savoure Sylvie Lange, une salariée du bar. 

Après les émeutes suite à la mort du jeune Nahel tué par un policier à Nanterre, des commerces, des immeubles et une pharmacie avaient été saccagés par les émeutiers. Le coût total du préjudice pour le "Balto" s'élevait à 100 000€. Les gérants ont ensuite connu trois mois compliqués avec un long processus administratif, l'absence de salaire et un local inaccessible à cause d'un arrêté de péril. 

Une clientèle solidaire 

Après la réouverture du bar ce lundi 13 mai, les clients témoignent de leur solidarité. "C'est vrai qu'on n'avait aucune nouvelle. On ne savait pas s'ils allaient rouvrir ou pas. Ça m'a fait hyper plaisir de voir que ça avait rouvert, que la vie reprenait son cours et qu'ils allaient enfin pouvoir laisser les soucis derrière eux pour continuer d'avancer".

Pour continuer son activité, le bar doit désormais payer le prix fort avec une cotisation d'assurance en hausse de 60%. Il doit aussi renforcer la sécurité de son commerce, ce qui rassure son gérant. "C'est surtout au niveau psychologique, pour me sentir bien dans ma tête, si je rentre chez moi avec la hantise que ça se reproduise, ça ne va pas. Avec ce que je vais mettre en place, je sais que j'aurai largement le temps de venir ici pour éviter qu'il y ait autant de dégâts que ce qu'il s'est passé"

Les deux salariés du bar attendent désormais un jugement pour les personnes ayant saccagé leur commerce.