Loiret : décors de Star Wars et banlieue londonienne version Légo au "Olivet Bricks"

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Écrit par Thomas Hermans avec Alexis Delacourt
Un vaisseau vient d'atterrir sur la piste de la base impériale, au "Olivet Bricks".
Un vaisseau vient d'atterrir sur la piste de la base impériale, au "Olivet Bricks". © Alexis Delacourt/France 3 Centre-Val de Loire

La quatrième édition du "Olivet Bricks" se tient jusqu'à ce lundi 1er novembre au gymnase du Larry à Olivet, dans le Loiret. Des dizaines d'exposants viennent y présenter leurs créations en Légo, qu'elles soient teintées de réalisme, de fantaisie, ou de science-fiction.

Des briques. Des centaines, des milliers de briques, empilées avec minutie par des dizaines de collectionneurs et passionnés. C'est ce qu'on a pu trouver tout ce week-end du 30-31 octobre, et encore jusqu'à 16h en ce lundi de Toussaint au gymnase du Larry à Olivet, dans le Loiret, à l'occasion de la quatrième édition du "Olivet Bricks".

Annulé en 2020 pour cause -on connaît le refrain- de cause sanitaire, le rendez-vous rassemble des passionnés de Légo, venus de toute la France pour présenter leurs créations. Univers fantastique ou cadre du quotidien, leurs répliques sont le fruit d'un travail colossal. Et ça se ressent.

11 000 pièces et 600 heures

Au milieu du gymnase, un diorama attire les yeux des petits et des grands : tirée d'une célèbre franchise cinématographique space-opératique, une scène présente la planète désertique Tatooine, monde d'origine de Luke Skywalker et de son père Anakin, plus connu sous le nom Sith de Dark Vador. Les membres de l'association Star Wars Adult Fan of Lego (Swafol) ont utilisé 11 000 pièces pour représenter les habitations, le Faucon Millénium dans l'astroport, et la base arrière de l'Empire galactique. 

En tout, le diorama aura nécessité 600 heures de travail réparties sur un an de la part d'une vingtaine de personnes, à en croire Xavier Laffray, membre de l'association. La scène est ce qu'il appelle un MOC (My own creation, en français "Ma propre création"), et n'existe en tant que telle dans aucun set vendu par Légo. Elle nécessite en amont la modélisation informatique des éléments, puis la génération des guides de montage. "Quand on commence, on se dit on va passer une heure, deux heures dessus, explique le passionné. Et puis en fait on se rend compte qu'on a passé quatre heures à faire ce design là."

La force est avec eux

Chercheur sur la maladie d'Alzheimer dans un laboratoire de biologie animale à la ville, Xavier Laffray trouve dans les Légo une "deuxième vie", et une occasion de retrouver un peu d'enfance perdue. "On a le droit aux Légo jusqu'à 99 ans", plaide-t-il. Même combat pour Joël Perrot, collectionneur de presque 50 ans, venu de Bourges : "Lorsqu'on grandit on perd cette innocence qui est l'oeil de l'enfant. Mais au travers de ces petites briques, je retombe en enfance puisque je me crée un univers féérique, un univers parallèle".

Lui-même se souvient avoir joué aux briques danoises quand il était minot dans les années 70, avant de les remiser à l'adolescence. Puis vint le mariage, les enfants, eux-mêmes jouant aux Légo. "Ça m'a donné envie de remettre les mains dedans.". En 2007, la marque sort un set sur un "café du coin", sur lequel Joël Perrot zieute intensément, jusqu'à en parler à son épouse. "Mon fils qui avait 9 ans a entendu la conversation, et m'a offert le set avec tous les sous qu'il avait de cagnottes, de cadeaux... Il a même promené le chien du voisin pour avoir un peu d'argent !", se souvient-il avec émotion.

Sky is the limit

Autour de son café du coin, le berruyer a développé une ville aux influences londoniennes et de quartiers huppés de New York. Une ville aux accents de réalité, oui. Mais avant tout "une ville comme je la veux, comme j'aime", affirme Joël Perrot. Ainsi, insatisfait des routes toutes faites, commercialisées par Légo, le collectionneur a décidé de façonner ses propres routes, avec dos d'ânes, passages piétons et bornes kilométriques. "La seule limite, c'est votre imagination, avance-t-il. Il y a tellement de formes et de couleurs différentes que tout est possible."

Mais attention, une telle passion peut devenir envahissante, y compris pour le porte-monnaie. Alors pour garder les pieds sur terre, Joël s'est fixé une règle : ne pas dépenser plus de 500 euros par an dans les petites briques danoises.

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