Basket-ball : le club d’Orléans descend en Pro B , "le soutien des politiques en sport de haut niveau a son importance" d'après le président de l’OLB

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L’avenir de l’Orléans Loiret Basket (OLB) dépendait de celui de l’Elan béarnais. Ce dernier est finalement repêché in extremis et reste dans l'élite. La relégation du club loirétain en Pro B est donc bien confirmée.

Après plusieurs semaines d’incertitude, la nouvelle est tombée ce lundi soir : la fédération française de basket-ball a accepté que l'Elan béarnais, le club de Pau reste en Betclic Elite (ex-Pro A). Une décision qui signe la relégation sportive d’Orléans, on vous explique pourquoi.

L'OLB a terminé avant-dernier de la saison 2021-2022 en première division, ce qui devait mécaniquement entraîner sa descente en Pro B.

Mais fin juin, une autre équipe en élite, celle de Pau, avait été rétrogradée en National - soit le niveau amateur - pour raison financière, échouant deux fois en appel devant le gendarme financier de la Ligue. En effet, le club palois enregistrerait un trou dans la caisse proche des 3 millions €, sur un budget annuel de 7,8 millions.

"C'est tellement énorme"

A l’époque, Olivier Rouet, président de l'OLB, nous avait déclaré : "3 millions, c'est tellement énorme que ça peut expliquer la dureté de la sanction".

Dans ce jeu de chaises musicales, Orléans avait donc des chances d’échapper à la relégation, si la rétrogradation financière de Pau était confirmée. Mais Olivier Rouet restait malgré tout prudent : "Ce n'est pas nous qui avons la main, on a juste à suivre la suite juridique des évènements".

Mais il y a quelques jours, Pau-Lacq-Orthez, qui était géré par un groupe américain, a été racheté par des investisseurs français.

Après examen de cette vente ce lundi 25 juillet au soir, la chambre d’appel de la Fédération française de basket-ball a donc décidé d’accepter le réengagement du club béarnais en première division, signant par ricochet la confirmation de la relégation d’Orléans.

"Le soutien des politiques a son importance"

L’OLB a pris acte de cette décision concernant L'Elan béarnais. "La saison dernière, il y a eu effectivement une iniquité puisqu’ils ont joué avec un budget qui n’était pas tenu, donc l’organe financier a fait son travail en disant que ce n’était pas acceptable, résume Olivier Rouet. Ils ont dorénavant apporté des garanties. Les instances ont pris leur décision, maintenant c’est à elles de s’assurer que les garanties qu’elles ont demandées sont bien tenues."

Il sait cependant que cette décision ne résout pas tout à Pau, qui devra rembourser ses dettes sur trois ans.

C’est la démonstration aussi que, quand la politique veut, on trouve des solutions. Le dossier s’était quand même fortement politisé au niveau local.

Olivier Rouet, président de l'OLB

A France 3 Centre-Val de Loire

La société française Eat 4 Good qui a repris Pau est en effet dirigée par Sébastien Ménard (41 ans), également conseiller municipal de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques). Comme le rapporte L'Equipe, elle avait déjà candidaté l’an dernier pour reprendre l’Elan Béarnais, mais l'agglomération de Pau, alors actionnaire principal du club, avait alors tranché en faveur du fonds d'investissements américain. La mairie paloise et son édile François Bayrou sont à nouveau intervenus ces dernières semaines pour soutenir cette fois les repreneurs locaux.

"A un moment donné, le soutien des politiques publiques en matière de sport de haut niveau a évidemment son importance", insiste le président de l’OLB en faisant référence au territoire orléanais. Avis aux élus locaux…

"La remontée ne se joue pas dans les bureaux"

Malgré la déception, cette incertitude enfin levée va désormais permettre au club d’avancer sur le recrutement mis entre parenthèses. "Cette décision intervient un peu tardivement mais on s’en accommode, parce qu’on travaillait sur la Pro B depuis le début, reconnaît Olivier Rouet. Le championnat débute le 14 octobre donc on a 10 semaines, on est encore dans les délais."

Le club a déjà recruté cinq joueurs, il lui en reste cinq à trouver : "Un joueur formé localement, un Américain et trois joueurs soit européen soit africain pour pouvoir compléter l’effectif. Les les pistes qui avaient mises en veille ont bien évidemment été réactivées."

L’objectif de la saison prochaine sera "la remontée en Betclic Elite, qui ne se joue pas dans les couloirs et les bureaux administratifs", lance le président de l’OLB. Rendez-vous donc sur le terrain avec un tout premier match à Angers le 23 septembre prochain, pour la Leaders Cup.