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Esport : l'Orléans Game Show sort le grand jeu

Habillages de manettes - Photo d'illustration / © Yacha Hajzler / France 3 CVDL
Habillages de manettes - Photo d'illustration / © Yacha Hajzler / France 3 CVDL

Plus d'équipes, plus d'animations, plus de spectacle. L'événement dédié au jeu vidéo professionnel, qui a démarré dans un petit gymnase en 2015, continue de croître 

Par Yacha Hajzler

"On a commencé par des tout petits événements dans un bar qui existait rue royale, la Cantina du Soleil Noir. On se servait des PC et du matériel du bar Esport pour organiser des tournois de League of Legends. Le premier palier, c'est quand on a organisé une LAN au gymnase Bernard Pellé... Ça s'est mal passé", rit Jean-Charles Grivau. 
 


3000 visiteurs attendus


Avec Florian Rivière, et Marc-Olivier Nayeri, il est le cofondateur d'une association encore jeune, Oregami, qui se dédie à la promotion du jeu vidéo amateur et professionnel, à Orléans. Ce weekend s'ouvre la troisième édition d'un événement que lui et ses associés ont créé de toutes pièces : l'Orléans Game Show (OGS). L'occasion de regarder dans le rétroviseur, pour mesurer le chemin parcouru. 

Alors que les premiers événements rassemblaient une quarantaine de personnes, ils sont près de 3000 visiteurs et 500 joueurs attendus au Palais des Sports d'Orléans. Des chiffres qui placent confortablement l'événement sur la scène Esportive. Pour les 7 tournois officiels prévus tout au long du weekend, des équipes de haut niveau ont fait le déplacement, comme l'aAarmy, sur la scène nationale League of Legends depuis une décennie. 
 


"On n'a pas d'argent à perdre"


"La première édition, il n'y avait pas de scène, pas d'écran géant, pas d'influenceurs, 20 bénévoles, 3 fois moins de joueurs, 4 fois moins de public, deux stands à peine, pas de prestataires pour créer des animations, pas d'équipes de très haut niveau... Et maintenant, on a tout ça", s'émerveille encore le cofondateur d'Oregami. 

Comment, en si peu de temps, un acteur associatif a-t-il pu faire grossir à ce point son événement phare ? D'abord, par le grand soin apporté à la technique et à la connexion. "Les équipes, quand elles viennent, les administrateurs réseau sont aux petits soins, et tout se passe super bien", revendique Jean-Charles Grivau. 

Deuxième atout : l'appât du gain. Sur l'ensemble des tournois, l'OGS offre un "cashprize" de 16 000 euros. Un gain intéressant, surtout au regard du prix de la place pour les joueurs : 35 euros. "Le cashprize est même supérieur au revenu de la billetterie. On met de notre poche", clarifie l'organisateur. 

Pour lui, le fait d'organiser une telle rencontre en tant qu'association, et pas en tant qu'entreprise, change la donne. "Quand vous faites un événement comme le nôtre, la principale force, c'est la qualité humaine. On n'a pas d'argent à perdre. Tout ce qu'on veut, c'est assurer le meilleur show possible. On mise tout sur la qualité, nous à la fin, ce qu'on veut, c'est qu'il reste zéro. Il faut absolument offrir le top du top."
 

Les grands noms, la grosse machine


C'est le passionné qui parle, celui qui a découvert le jeu vidéo "sur une Master System qu'on m'avait léguée". "J'ai été tout de suite accro, concède-t-il. Il y a l'aspect narratif des jeux comme Final Fantasy, où on incarne un personnage qui, dans une histoire, évolue au gré des rencontres et des événements. Est-ce que c'est bien différent d'un film dont on serait le héros ?"

Parmi les sponsors de l'événement, on retrouve Playstation, créateur d'une de ses premières consoles, ou encore Millenium. En plus de ces acteurs de poids,  l'OGS 2019 asseoit aussi son sérieux par la présence de personnalités du milieu. Les vidéastes Ponce et Rivenzi, la joueuse professionnelle de jeux de combat Kayane, l'artiste Pikanoa, ou encore l'athlète Dina, vice-championne du monde de Just Dance. 
 

Ça en fera râler certains, mais l'événement devient pour la première fois payant. 6euros, pas encore de quoi causer la ruine et, Jean-Charles Grivau le jure : "Le public va vraiment s'y retrouver. Il y aura des tournois pour le public, un stand où les gens pourront venir jouer avec les influenceurs, des bornes PS4, un village Réalité Virtuelle, des écrans géants..."

Un beau week-end qui s'annonce, pour ceux qui préféreront l'écran géant à l'écran total. 
 

France 3 couvre l'OGS 2019

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