"Les aides universitaires m'aident à vivre" : 250 étudiants présents à la distribution alimentaire d'O'SEM

250 étudiants sont venus chercher des denrées alimentaires sur le campus de l'université d'Orléans ce samedi 20 février. Le mois dernier, il était près de 380 selon l'association O'SEM.

La collecte a débuté ce samedi 20 février à 14 heures.
La collecte a débuté ce samedi 20 février à 14 heures. © Romane Sabathier / France Télévisions

Entre rire aux éclats, musique entrainante et discussions conviviales, on en oublierait presque les problèmes financiers rencontrés par les étudiants, venus une nouvelle fois nombreux. L'association Orléans Soutient Les Etudiants du Monde (O'SEM), avec l'aide d'autres bénévoles, organisait ce samedi 20 février une distribution de denrées alimentaires sur le campus de l'université.

Prévue pour 14h, une treintaine d'étudiants était déjà présents à 11h30, redoutant de devoir patienter trop longtemps s'ils venaient plus tard. C'est le cas de Zineb, étudiante en licence de mathématiques/physique/informatique : "Je viens d'arriver à Orléans et à cause de la crise sanitaire, je n'ai pas pu trouver de travail. Les aides de l'université m'aident donc à vivre, à remplir mes mois". Avec quelques minutes de retard, la distribution démarre/ Les échanges fusent entre les générations présentes pendant que les jeunes se servent sur les divers stands.

Particuliers, agriculteurs, restaurateurs : tous unis

Pour venir aider à ces jeunes, il n'est même plus nécessaire d'appartenir à une association. De nombreux corps de métiers et de particuliers ont répondu à l'appel ce samedi. Anne a vu son fils quitter l'université il y a seulement quelques mois pour se lancer dans la vie active. Pour elle, il semblait donc normal de venir aider les bénévoles cette après-midi.. "Je trouve cette initiative vraiment très belle [...] J'ai apporté des vêtements, un petit peu d'alimentation, pour les mettre à disposition des jeunes dans le besoin. J'ai proposé mon aide et j'ai été très bien accueillie". 

Ca et là, on pouvait également voir des agriculteurs, diverses associations mais aussi des enfants, venus en aide à ces universitaires. L'école Jacques Prévert de Saint-Jean-de-Braye offrait toute l'après-midi des cakes faits-maison. 

Les enfants de l'école Jacques Prévert de Saint-Jean-de-Braye en train de distribuer des cakes aux étudiants.
Les enfants de l'école Jacques Prévert de Saint-Jean-de-Braye en train de distribuer des cakes aux étudiants. © France Télévisions

Autre grande victime de la pandémie : les restaurateurs. Dans un élan de solidarité, certains d'entre eux ont aussi voulu prendre part à la distribution : "Le mois dernier, on est venu livrer seulement 50 plats, mais on s'est rendu compte que ce n'était pas suffisant, qu'il y avait énormément de monde. On est donc parti sur 400 poulets avec 400 boissons. J'espère que ça suffira" nous explique Mohamed Ouatman, gérant de Poul&Braisé et président de l'association Food Friday.

"Les bénévoles venaient de tout horizon"

A partir de 16h, heure initale de fin de distribution, les stands commencent peu à peu à se vider. Les étudiants s'empressent de prendre les transports en commun, parfois très chargés par les sacs de provision. Lucile Mollet, la présidente d'O'SEM et maître de conférence en biologie, dresse un premier constat de la journée : "les bénévoles venaient de tout horizon. Des enseignants, des étudiants, des personnes de la société civile, une avocate, des agriculteurs, des enfants... Tout ce petit monde a pu s'organiser. Les étudiants sont contents de parler enfin à des personnes, qui plus est sont venues les aider. On était affolés en janvier de voir près de 380 étudiants. On avait anticipé une distribution pour 400 mais il semblerait que l'on soit retombé dans des chiffres comme les premières distributions, soit 250 étudiants".

Derrière cette baisse se cache pourtant une triste vérité, qu'admet la trésorière de l'association, Magali Ribot : "De plus en plus d'étudiants de la classe moyenne commence à venir nous voir". Quand le cauchemar de la précarité étudiante, renforcé par la crise sanitaire, prendra-t-il fin ? 

 

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