Loiret : les éditions Corsaire lancent deux cagnottes après l'incendie qui a ravagé leur local

Pour survivre et continuer à éditer, la maison d'édition de Darvoy demande le soutien de ses clients avec deux cagnottes lancées mardi 29 décembre. 

Le local des éditions Corsaire le lendemain de l'incendie, le 25 décembre 2020.
Le local des éditions Corsaire le lendemain de l'incendie, le 25 décembre 2020. © Gilbert Trompas

Ce n'est pas la neige qui est tombée cette nuit du 24 décembre 2020 sur le local des éditions Corsaire à Darvoy, mais bien de la cendre. L'incendie a tout ravagé et emporté avec lui plus de 150 000 livres, ne laissant derrière que la carcasse métallique de l'entrepôt. Alors, pour se reveler, mais surtout continuer à publier, l'éditeur a lancé mardi 29 décembre un appel aux dons. 

Deux cagnottes sont ouvertes, l'une sur Gofundme (avec un objectif de 5 000€) et l'autre sur Paypal "Il va falloir se réorganiser, assumer des coûts d'expédition plus élevés, entreprendre une campagne de réimpression tout en poursuivant l'édition des livres en préparation", déplore les éditions Corsaire sur leur site internetDes titres sont désormais indisponibles, beaucoup ne le sont qu'en très faible quantité "

Le local des éditions Corsaire le lendemain de l'incendie, le 25 décembre 2020.
Le local des éditions Corsaire le lendemain de l'incendie, le 25 décembre 2020. © Charly Krief/France 3 Centre-Val de Loire

Survivre en attendant les indemnisations

Les livres ne sont pas les seuls dégâts à déplorer : "le matériel de stockage, les transpalettes, notre stand du Festival de Loire d'Orléans, les factures comptables..." ont aussi été détruits, soulève Gilbert Trompas.  

L'objectif est donc de palier l'attente avant l'indemnisation de l'assurance : six autres entreprises ont été touchées par le même incendie. "L'indemnisation prendra du temps en raison du nombre d'entreprises concernées", note les éditions sur la description de leur cagnotte Gofundme. 

Librairies fermées, mois entiers sans commandes, salons du livre annulés... Cette catastrophe s'ajoute à une année 2020 déjà difficile. Alors, les dons permettront "d'assumer tous les premiers frais avant les indemnisations, que nous puissions continuer à publier, notamment tous les livres tous les grands projets en cours, indique Gilbert Trompas à France bleuOn a besoin d'avoir une trésorerie pour relancer la machine." 

 

 

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