Orléans : le rapporteur public demande l'annulation de l'élection du 15e vice-président de la Métropole

Le tribunal administratif d'Orléans se réunit ce 15 octobre pour une audience au sujet de l'élection de Florent Montillot, 1er adjoint orléanais, au siège de 15e vice-président de la Métropole. Trois recours, dont un du préfet du Loiret, avaient été déposés contre lui.

Le tribunal administratif d'Orléans
Le tribunal administratif d'Orléans © F3 / Alain Heudes
Le siège du 15e vice-président va-t-il changer de locataire d'ici à la fin de l'année ? La question se pose ce 15 octobre, alors que le tribunal administratif d'Orléans est rassemblé pour étudier le cas de l'élection de Florent Montillot, premier adjoint orléanais, à cette fonction.
 

Bruno Coeur vent debout

Au cours de l'élection communautaire du 16 juillet, suite au second tour de l'élection municipale, Bruno Coeur, maire de la petite ville de Bou, avait en effet été élu face à Florent Montillot. Une exception, puisque la plupart des vice-président se présentaient sans opposition. Suite à une suspension de séance demandée par le président de la Métropole, Christophe Chaillou. Selon le maire de Bou, le président et son premier vice-président, le maire d'Orléans Serge Grouard, auraient alors exercé des "pressions" sur lui. Bruno Coeur a alors démissionné et Florent Montillot a été élu sans opposition dans la foulée.

Trois recours, dont un déposé par le préfet du Loiret et du Centre-Val de Loire Pierre Pouëssel, ont alors été déposé contre cette élection contestée par l'opposition, au motif que Bruno Coeur a renoncé, après la séance, à faire valider sa démission par un courrier recommandé à la préfecture. L'élection de Florent Montillot n'aurait alors pu avoir lieu qu'une fois cette démission actée. Ce jeudi 15 octobre, vers midi, le rapporteur public, dont l'avis est suivi dans la plupart des procédures, a demandé l'invalidation de l'élection de Florent Montillot.

Joint par France 3 la veille, l'élu orléanais s'est une nouvelle fois dit "serein" dans l'attente de l'audience. "Quelle que soit la décision", qui n'interviendra que le  26 octobre, "je n'ai rien à me reprocher", indique l'élu, qui se défend d'avoir exercé la moindre pression à l'égard du maire de Bou. "Je ne suis pas attiré par les titres, sinon j'en aurais beaucoup plus !"
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