Orléans : une exposition pour ne pas oublier les camps d'internement du Loiret

Publié le Mis à jour le
Écrit par Alain Heudes .

Ce lundi marquait le 75ème anniversaire de la libération d'Auschwitz-Birkenau, le 27 janvier 1945. Parmi les 1 million 100 000 individus assassinés dans ce camp, presque tous juifs, quelques milliers étaient arrivés par train de Pithiviers ou de Beaune-La-Rolande, les camps d'internement du Loiret. 

La médiathèque d'Orléans accueille, en cette fin janvier et jusqu'au 14 mars, une série de clichés photographiques rassemblés sous un tître évocateur "Photographier contre l'oubli".

Il s'agit du résultat d'un travail effectué par deux photographes français et allemand, Christian Gattinoni et Nancy Jahns, dans le cadre d'un partenariat entre la Région Centre-Val de Loire et le Land de Saxe-Anhalt, au nord-est de l'Allemagne.

 



Pendant une année le duo de photographes franco-allemand a accompagné des lycéens sur des lieux de mémoire de la seconde guerre mondiale et de la Shoah.

Les élèves allemands de Saxe -Anhalt se sont rendus sur les lieux du massacre de Gardelegen et l’ex-frontière RFA-RDA à Marienborn.

Côté français, des lycéens du Loiret, de Saint-Doulchard (Cher) et de Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) ont découvert les sites des camps d'internement de Pithiviers et Beaune-la-Rolande, dans le nord-est du Loiret.



De ces regards croisés, immortalisés par les smartphones des adolescents et les appareils des photographes, sont nés trois expositions. Deux concernant les travaux des lycéens, en Allemagne et en France et celle qui vient de s'installer dans les locaux de la Médiathèque d'Orléans, présentant sous le tître "Photographier contre l'oubli (3)" les clichés des deux photographes professionnels ayant encadré les élèves.

 


 

L'objectif, des appareils photos, a tenté de fixer un passé douloureux qui disparaît sous la poussière et se soustrait à l'histoire contemporaine en raison de la mort des témoins et de l'effacement des bâtiments.

Il rend compte, aussi, de la présence de ces adolescents sur des lieux dont ils découvraient l'histoire particulière dans la grande Histoire de la deuxième guerre mondiale.

Au final ce sont les émotions communes des photographes (Christian Gattinoni étant fils de déporté) et des lycéens qui transparaissent dans cette exposition. Un élan d'humanisme qui s'avère être un rempart indispensable contre l'oubli ou la remise en cause du plus grand drame du XXème siècle.



 






 
Autour de l’exposition


Conférence :

Jeudi 30 janvier à 18h30

Christian Gattinoni présentera ses recherches sur le travail des artistes interrogeant la mémoire historique.



Visites commentées :

jeudi 6 Février 2020 à 18h

samedi 15 Février 2020 à 11h

Samedi 7 mars à 16h

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