PHOTOS. L'incroyable escapade dans les airs de ces quatre Loirétains, de Jouy-le-Potier à la frontière germano-tchèque

Jeudi, l'équipage des Ballons de Loire a quitté Jouy-le-Potier, dans le Loiret, pour rallier Munich en ballon à gaz. À l'issue de 21 heures de vol, les voyageurs sont même allés plus loin que leur objectif : ils ont atterri peu après Nuremberg, à la frontière avec la République Tchèque.

Dans les airs, les quatre aventuriers ont revêtu pulls et bonnets pour se protéger du froid.
Dans les airs, les quatre aventuriers ont revêtu pulls et bonnets pour se protéger du froid. © Les Ballons de Loire

C'est un voyage unique, qui restera sans doute gravé dans leur mémoire pour longtemps. Jeudi 25 février, quatre passionnés de l'association "Les Ballons de Loire" ont quitté Jouy-le-Potier (Loiret) en ballon à gaz pour rejoindre la ville allemande de Munich.

Pari réussi : l'équipage a non seulement atteint son but, mais a même réussi à rallier la frontière germano-tchèque à l'issue de 21 heures de vol.

"On aurait pu atterrir en République tchèque, mais on a préféré s'arrêter un peu après Nuremberg car on craignait d'avoir de la pluie", relate Christophe Blanchard, qui était à bord avec son petit-fils. 

Le ballon a parcouru plus de 1 000 kilomètres en 21 heures.
Le ballon a parcouru plus de 1 000 kilomètres en 21 heures. © Les Ballons de Loire

Les quatre aventuriers sont ensuite rentrés en voiture jusqu'en France le vendredi après-midi avec deux autres membres de l'association. Ce week-end est consacré à la remise en état du ballon après ce long périple de plus de 1 000 kilomètres... à vol d'oiseau. 

Récit d'une expédition

Avant le départ, les vents et la trajectoire avaient été étudiés en détail pour éviter les mauvaises surprises. Le ballon a décollé en fin de journée, vers 17 heures. Dans un premier temps, cap sur l'est de la France ! 

Vue aérienne de nuit.
Vue aérienne de nuit. © Les Ballons de Loire

Alors que la nuit tombait, nous avons pu observer les lumières de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine et les éclairages des villes, comme Metz et Strasbourg. C'était très impressionnant.

Christophe Blanchard de l'association Les Ballons de Loire.

L'équipage a finalement gagné la frontière franco-allemande sur les coups de cinq heures du matin. La nuit ne lui a guère laissé de repos. "On ne peut quasiment pas dormir : il faut être au moins deux pour s'occuper de la stabilité du ballon et lâcher du sable quand on perd de l'altitude. Le froid est également une contrainte, surtout quand on bouge très peu."

Un bout de saucisson bien mérité !
Un bout de saucisson bien mérité ! © Les Ballons de Loire

Dans le ballon, l'espace est très réduit et un mètre carré est déjà occupé par des sacs de sable : difficile donc de s'allonger pour faire une sieste.

Mais qu'importe lorsqu'on a le monde à ses pieds ! Au lever du jour, les quatre passagers ont pu survoler l'imposante Forêt-Noire. "Là, on a enfin pu se détendre et sortir le saucisson !", sourit Christophe Blanchard. La suite du voyage et l'atterrissage se sont déroulés sans encombre. 

Des images encore plein la tête, les aventuriers des Ballons de Loire prévoient déjà leur prochain voyage : cette fois-ci, ils devraient partir d'Allemagne pour rejoindre le Loiret. Deux équipiers doivent également participer à la Coupe Aéronautique Gordon Bennett, course renommée de ballons à gaz, qui se tiendra en août prochain en Pologne.

Fin du voyage.
Fin du voyage. © Les Ballons de Loire

 

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