• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • POLITIQUE

Saran se prend à rêver

Saran et ses joueurs, ici l'arrière gauche Jean-Jacques Acquevillo, semblent inarrêtables cette saison / © PHOTOPQR/L'ALSACE ; DENIS WERWER /MAXPPP
Saran et ses joueurs, ici l'arrière gauche Jean-Jacques Acquevillo, semblent inarrêtables cette saison / © PHOTOPQR/L'ALSACE ; DENIS WERWER /MAXPPP

C'est une belle histoire. Les Loirétains de Saran, promus en deuxième division cette saison, ont déjoué tous les pronostics. Ils sont leaders du championnat et actuellement aux portes de l'accession en LNH (première division)

Par Arnaud Moreau

Saran joue les trouble-fêtes

Personne ne l'aurait parié à l'automne dernier. Saran joue les trouble-fêtes et même plus. Les Saranais, petits nouveaux en Pro D2, donnent cette année la leçon aux grosses équipes du championnat. Dernière victime : Besançon, ce week-end à Saran. Les Bisontins se sont inclinés 30 à 23. En remportant ce match, Saran a donc assuré son maintien, mais c'est surtout vers le haut du classement que les Loirétains regardent. En effet, s'ils terminent la saison régulière en tête, ils accèderont directement à la LNH (première division).

Pour cela, il leur reste une marge : 3 points d'avance sur le 2e, Sélestat.
Le calendrier des Saranais est plutôt favorable. Ils recevront deux "gros poissons" à domicile. Billère, 3e au classement, le 1er avril et Dijon, emmené par la légende Jackson Richardson, le 22 avril.
Si toutefois, la première place devait leur échapper, les Saranais ont une deuxième chance de monter via les playoffs. Pour cela il faut finir au moins 5e.

Playoffs, mode d'emploi

A moins d'une catastrophe et une perte consécutive de tous ses matchs, Saran terminera entre la première et la 5e place à l'issue de la saison régulière qui s'achèvera le 13 mai. Dans ces playoffs, le 2e au classement rencontrera le 5e, et le 3e rencontrera le 4e lors de deux demi-finales.
Ces demi-finales se joueront en matchs aller et retour les 19 et 22 mai prochain.
Les vainqueurs de ces demi-finales s'affronteront lors d'une finale en match aller-retour les 26 et 29 mai prochain. Le vainqueur montera en LNH.

Nous avons anticipé ces confrontations, explique le Président du club Duarte Da Costa. Nous sommes prêts à disputer la demi-finale au Palais des Sports d'Orléans ce jour-là car notre halle du Bois-Joly est occupée.


Un président heureux

Beaucoup pensaient que nous allions perdre nos matchs cette saison, que nous n'aurions pas le niveau" sourit aujourd'hui le président. Ce qui nous arrive est merveilleux, à chaque journée, notre salle de 1000 places refuse du monde, les gens restent parfois autour d'un verre jusqu'à 2 heures du matin !

Mais il reste prudent "Il n'y a pas de vérité dans le sport. On peut très bien s'effondrer la saison prochaine, il faut donc rester humble."

Et après le rendez-vous sportif, le rendez-vous financier

Car c'est un autre match qui attend Saran, sur le terrain économique cette fois. En cas d'accession, il faut présenter d'ici le 15 mai un budget d'1,6 million d'euros (hors droits télé). Cela représente environ le double du budget actuel (950.000 euros). C'est énorme pour un club qui a déjà doublé son budget au printemps dernier pour accéder à la Pro D2.

C'est un autre univers qui se présente à nous, mais nous ne pourrons rien faire sans l'aide des pouvoirs publics, continue Duarte Da Costa. Nous avons eu hier une réunion avec nos plus gros partenaires. Tout le monde est séduit par l'avenure, mais nous avons déjà pros des contacts avec la région et l'agglomération entre autres car nous aurons besoin de leur soutien. Notre budget est composé à moitié par des contributions privées, l'autre par des contributions publiques.


A titre d'exemple, le club de Chartres, actuellement en première division a un budget composé aux trois-quarts par des apports publics, un quart par des apports privés. Saran peut compter sur un partenaire de poids en la personne d'Emmanuel Vasseneix, à la tête de la laiterie de Saint-Denis-de-L'Hotel. Un acteur économique de référence et fédérateur au niveau local.

Du point de vue du terrain, Saran espère avoir une dérogation pour rester dans la salle actuelle. En effet, la ligue impose des salles d'une capacité d'au moins 1500 spectateurs en cas de montée. La halle du Bois Joly ne peut en accueillir que 1000. Si jamais le club monte, le club prévoit de délocaliser les plus grosses affiches au Palais des Sports d'Orléans. Mais avant d'espérer affronter les stars du PSG et autres champions olympiques qui composent le championnat, il faudra se battre sur chaque match. Le prochain aura lieu le 25 mars à Cherbourg.

►www.saran-hb.fr


Sur le même sujet

Le doublement du pont de Jargeau fait toujours débat

Les + Lus