Pollution : un futur site de recyclage de batteries fait peur aux habitants

Quatre riverains ont lancé une pétition en ligne contre l’ouverture d’un site de recyclage de batteries à Outarville, dans le Loiret. Leur crainte : un risque de pollution aérienne, notamment à cause du plomb.

Avis de tempête à Outarville, petit village de 1300 habitants dans le Loiret. Quatre riverains ont lancé une pétition en ligne pour dénoncer le projet de centre de recyclage de batteries sur le site de l’ancienne usine Steco Power.

Repris à sa fermeture en 2013 par la société Récup' 44, l’ancienne usine de fabrication de batteries était devenue un centre logistique et de stockage de matériel. La société est spécialisée dans la récupération et le recyclage de véhicules hors d’usage. Autrement dit, une casse automobile.

Aujourd’hui, la société Récup’ 44, située à Chateaubriand en Bretagne, souhaite diversifier son activité à Outarville en implantant une filière de recyclage de batteries par broyage des déchets dangereux, comme le plomb et l’acide. Et c’est là que le bât blesse pour les riverains. Le conseil municipal d’Outarville et les communautés de communes environnantes ont déjà donné un avis favorable à l’installation du site de recyclage… sans avoir fait la publicité du projet auprès des habitants.

Manque de transparence

"Nous sommes choqués de la manière dont nous avons été prévenus par l’équipe municipale, c’est-à-dire, pas du tout", déclare Julie Sekkouti, une des habitantes à l’origine de la pétition. Le 4 février dernier, le conseil municipal d’Outarville a voté en faveur de l’installation du projet. Alors même que l’enquête publique visant à valider l’autorisation environnementale doit se terminer ce vendredi 17 février. Sylvain Naudet, membre de l’opposition municipale a décidé de lancer une pétition pour alerter les habitants sur les risques de pollution aérienne.

Les quatre pétitionnaires dénoncent un manque de transparence. Le dossier lié à l’enquête publique est consultable en mairie. Mais ce dossier est régulièrement caviardé sous couvert du secret industriel. "Au chapitre 'Etude des dangers et impact', il n’y a rien", explique Julie Sekkouti.

Dossier incomplet ou censuré, manque de communication… le cocktail idéal pour instaurer le doute auprès des habitants. Même dans son avis, la mission régionale d’autorité environnementale (MRAE) souligne un "déficit d’information" qui "rend l’évaluation environnementale difficilement compréhensible et ne permet pas d’apprécier dans quelle mesure la démarche d’évaluation environnementale a été correctement conduite."

Pour le maire Michel Chambrin, la perspective de retrouver une quinzaine d’emploi sur sa commune a pu faire pencher la balance. Contacté, l'élu n'a cependant pas donné suite aux sollicitations de France 3.

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