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Marc Fesneau fait chevalier... de la Confrérie des Mangeux d'Esparges

L'adoubement reçu par Marc Fesneau, fait chevalier de la confrérie des Mangeux d'esparges de Sologne. / © Twitter Marc Fesneau
L'adoubement reçu par Marc Fesneau, fait chevalier de la confrérie des Mangeux d'esparges de Sologne. / © Twitter Marc Fesneau

Une des nombreuses confréries que compte la région. 

Par Yacha Hajzler

Le député du Loir-et-Cher Marc Fesneau affiche fièrement la nouvelle : il a été fait chevalier... D'un ordre un peu particulier. L'organisme qui l'a distingué se nomme la confrérie des Mangeux d'esparges de Sologne (mangeurs d'asperges, pour les non-initiés).

Cette confrérie a été créée en 1968 par un asparagiculteur (un cultivateur d'asperges, astuce Scrabble), Jean Brisset, dans le but de défendre non pas la veuve et l'orphelin mais bien l'asperge blanche de Sologne. Ses membres portent la robe, blanche traversée de bleu-violet, et le chapeau assorti. 

Les confréries, morceau de tradition


Les Mangeux d'esparges sont loin d'être les seuls à porter fièrement leurs habit et emblème pour promouvoir les produits de leur terroir. Il y a quelques jours, une autre confrérie centraise attirait l'attention : celle des Entonneurs rabelaisiens, engagée dans une improbable guerre autour de leur logo. 

L'ambassade des confréries du Centre-Val-de-Loire en recense 59 sur son site internet, plus les 37 petites nouvelles qui ont rejoint l'ambassade en 2017. Confrérie de la Faisanderie, confrérie du Pithiviers, commanderie du Fromage de Sainte-Maure de Touraine... Toutes poursuivent le même but : le maintien des "traditions, rites et coutumes culturelles, historiques et touristiques."

Un membre de la confrérie des Entonneurs rabelaisiens, qui défend et promeut les vins du Chinonais. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP
Un membre de la confrérie des Entonneurs rabelaisiens, qui défend et promeut les vins du Chinonais. / © GUILLAUME SOUVANT / AFP

Pour ce faire, elles proposent des dégustations, des animations, des conférences, mais développent aussi des stratégies liées à l'export de leur savoir-faire. Après parfois plusieurs siècle d'existence, leur influence est encore vivace, même si la volonté de se renouveler commence à se faire sentir. 

Jean-François Pornin, membre fondateur de la confrérie œno-gastronomique des vins d'AOC Orléans et Orléans-Cléry a évoqué le sujet lors de son assemblée général, début avril : "Dépoussiérer en gardant nos traditions et nos valeurs, mais mieux coller aux habitudes d'aujourd'hui".

Entre autres initiatives, la République du Centre évoque notamment la création d'un statut de compagnon, qui permettrait d'associer plus largement les artisans aux confréries. 

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