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Refuges pour animaux sauvages : comment ça fonctionne ?

Une cigogne recueillie au Centre Athénas en Franche-Comté / © MaxPPP
Une cigogne recueillie au Centre Athénas en Franche-Comté / © MaxPPP

En l’espace de 40 ans, la population d’animaux sauvages sur Terre a baissé de 60%. D’ici 2030, la communauté internationale s’est fixé l’objectif de zéro perte supplémentaire.

Par Julia Inventar

Depuis le 1er janvier 2018, près de 15 000 animaux sauvages ont été soignés par les équipes de la Ligue pour la Protection des Oiseaux. En 20 ans, le nombre d’animaux en détresse accueillis par le Centre Régional de Sauvegarde de la Faune Sauvage a été multiplié par 5.
 

Les Centres de soins pour animaux sauvages en France

Ces établissements sont appelés « Centres de soins pour animaux sauvages ». Leur but ? Réinsérer les animaux blessés et en détresse dans leur milieu naturel, chaque animal relâché étant muni d’une bague qui est une véritable carte d’identité. En répertoriant diverses informations cruciales sur les animaux recueillis, ces centres permettent ainsi d’alimenter des bases de données des naturalistes. Il en existe environ 70 présents dans la plupart des départements.
 

Généralement, les causes de blessures ou de mort des animaux sauvages tiennent aux accidents de la route, à la chasse, aux collisions contre des vitrages ou des câbles électriques, mais aussi aux empoisonnements et à la pollution en général.
Depuis le 1er janvier dernier, plus de 12 000 collisions entre voitures et animaux sauvages ont été enregistrés. / © MaxPPP
Depuis le 1er janvier dernier, plus de 12 000 collisions entre voitures et animaux sauvages ont été enregistrés. / © MaxPPP
 

Quelle est la démarche à suivre après avoir trouvé un animal en danger ?

Concrètement, si vous trouvez un animal en danger dans la nature, il passera par diverses étapes avant de pouvoir être relâché. Après sa découverte et son transport jusqu’au refuge, il sera enregistré puis examiné. Il sera ensuite soigné puis rééduqué et enfin relâché dans la nature. Cette étape clé est accomplie selon des critères bien spécifiques : la saison, le site naturel choisi, les conditions météorologiques et même l’heure de la journée.

Un animal sauvage qui ne s’enfuit pas à votre approche, semble peu réactif, froid et présente des blessures apparentes, a de grandes chances d’être en danger.

Quelques cas de figures récurrents pour vous aider à repérer les situations de détresse : un hérisson malade ou affaibli à l’automne faute de graisse pour hiberner, un oisillon capturé par un chat, une chauve-souris active le jour, un renardeau ou une fouine abandonnée par ses parents, un jeune écureuil tombé de son nid, ou encore un faon dans une prairie prête à être fauchée.
Le poison contenu dans les pesticides est la première cause de mort du hérisson / © Pixabay
Le poison contenu dans les pesticides est la première cause de mort du hérisson / © Pixabay
 

Quelques précautions ...

Si vous recueillez un jeune animal, assurez-vous toujours de vérifier, en vous éloignant, que ses parents ne reviennent pas dans l’heure. Dans près de la moitié des cas, il s’agit d’animaux non blessés qui auraient pû rester auprès de leur famille.

Après ce repérage minutieux, pensez à vous protéger des mouvements brusques de l’animal. Attention notamment aux becs et aux serres des rapaces. Pour les chauves-souris, ne jamais les toucher directement avec les mains car elles peuvent être porteuses de maladies mortelles pour l’Homme !

Capturez ensuite l’animal à l’aide d’un tissu épais et placez-le dans un lieu calme et ombragé sans lui donner à manger ni boire, ni essayer de le soigner. Vous pouvez alors le transporter dans un carton percé jusqu’au centre de soins le plus proche.
Le YouTubeur "Changer le monde en 2h" est parti à la rencontre de l'association "Sauve qui plume", qui recueille un millier d'oiseaux par an. / © F3CVDL
Le YouTubeur "Changer le monde en 2h" est parti à la rencontre de l'association "Sauve qui plume", qui recueille un millier d'oiseaux par an. / © F3CVDL
 
 

Les sanctions encourues

Côté législation, la capture et la détention d’animaux sauvages par les particuliers ne sont pas autorisées. La sanction peut atteindre six mois d’emprisonnement et 9 000 € d’amende ! Après avoir trouvé un animal sauvage blessé et avant de le transporter, pensez à prévenir la gendarmerie et l’ONCFS, l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Ils vous renseigneront sur la marche à suivre, en fonction de l’espèce.

Les centres de sauvegarde ne sont généralement accrédités que pour certaines espèces.


Dans "On Vous Embarque", Pierre alias Changer le monde en 2h est parti découvrir le travail de l’association « Sauve qui Plume » qui recueille environ un millier d’oiseaux par an. Qu’il s’agisse d’oisillons tombés du nid ou encore de petits rapaces blessés : ils trouvent tous auprès des bénévoles les soins nécessaires à leur survie !


Ne ratez pas "On Vous Embarque" tous les dimanches à partir de 12h55 sur France 3 Centre-Val de Loire et disponible ici en replay.

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