Salon de l’agriculture 2019. François Bonneau, "l’élevage connaît une période difficile"

Le président de la région Centre-Val de Loire était présent au Salon de l'agriculture, à Paris, ce mardi 26 février 2019. A cette occasion, l'élu s'est entretenu avec plusieurs éleveurs bovins et ovins de de la région.

François Bonneau est allé à la rencontre des éleveurs de la région Centre-Val de Loire, lors du salon de l'agriculture, le 26 février 2019
François Bonneau est allé à la rencontre des éleveurs de la région Centre-Val de Loire, lors du salon de l'agriculture, le 26 février 2019 © France 3 Centre-Val de Loire

Stand après stand, poignée de main après poignée de main, le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, a multiplié les discussions avec les éleveurs ce mardi 26 février au Salon de l'agriculture.

Arrivé dès 8h du matin, avant l'ouverture de cette quatrième journée d'exposition, l'élu a pu mettre à jour ses connaissances sur la réalité du terrain. Ce fut aussi pour lui l'occasion d'écouter les différentes problématiques auxquelles sont confrontées les éleveurs dans leur quotidien.

Egalement présents, nous en avons profité pour découvrir ce qui en avait découlé en lui posant quelques questions. Entretien.

France 3 Centre-Val de Loire : Vous êtes allé à la rencontre des éleveurs de la région aujourd’hui. De quoi avez-vous parlé ?
François Bonneau : J’ai eu le plaisir de voir des éleveurs bovins et ovins. Ce fut un échange très intéressant. On a abordé ensemble les interventions structurelles de la région.

Car l’élevage connaît une période difficile. Difficile parce que les cours sont souvent problématiques, car il faut s’adapter à une nouvelle donne qui est celle des circuits courts. Et difficile car les conditions climatiques rendent l’élevage plus compliqué.

Concrètement, que leur proposez-vous ?
A l’heure actuelle, on ne peut garder dans ses granges et ses hangars que le fourrage nécessaire à un hiver. Si jamais l'année d'après, la saison est très sèche, on n'aura pas assez de fourrage pour toute l'année. On a donc discuté d’un plan que je mets en place et qui permettra d’agrandir le stockage.

On a aussi parlé d'un dispositif nommé "Herbe et fourrages" [créé en 2013] qui offre, notamment, la possibilité aux éleveurs d’avoir des barrières mobiles. Ces barrières mobiles permettent de ne pas ouvrir un champ de 5 hectares ou 10 hectares, mais de l’ouvrir progressivement. C’est beaucoup de travail pour les éleveurs, mais il y a une aide de la région mise en place. Et j'ai souhaité savoir auprès d’eux si nous devons aller plus loin dans ses interventions et ses aides.

Est-ce qu’aujourd’hui la région leur apporte une aide financière ?
Il y a deux types d’interventions. D’abord, une qui concernent les années qui viennent et qui est faite pour aider les agriculteurs à avoir une exploitation plus résistante, avec un meilleur stockage et moins de surface abîmées par les animaux au moment du pâturage. Ça, nous le mettons en place.

Ensuite, il y a des aides ponctuelles. La situation de trésorerie des agriculteurs est très tendue car il faut, par exemple, acheter des produits. Mais pour que la région puisse intervenir, il faut d’abord que se fasse une classification des territoires au niveau national pour définir les territoires relevant des aides particulières.

Dès que cette classification sera faite pour nos six départements, nous allons voir avec les chambres d’agriculture quel équilibre faire entre le structurel et l’action ponctuelle.

Le programme Herbe et Fourrages
Le programme Herbe et Fourrages est né de la rencontre entre les actions du groupe fourrages des Chambres d’agriculture du Centre-Val de Loire et une demande de la filière ovine. Il s’est appuyé sur l’expérience du Programme Structurel Herbe et Fourrages Limousin.

Les objectifs de ce programme sont :
  • assurer l’autonomie fourragère des exploitations
  • développer leur autonomie alimentaire (limiter les achats de protéines, diminuer la part de céréales dans les rations…)
  • favoriser des systèmes fourragers économes en intrants et s’inscrivant dans la durabilité
  • sécuriser la conduite des systèmes fourragers en leur apportant plus de robustesse pour faire face aux aléas climatiques
  • repérer et décrire les pratiques innovantes des agriculteurs et des fermes expérimentales (Bordes, Ciirpo...)
Le programme est destiné aux différentes productions : bovins viande, bovins lait, caprins, ovins et équins. L’action est fondée sur une meilleure gestion des surfaces fourragères, en particulier du pâturage.

Pour en savoir plus : www.herbe-fourrages-centre.fr
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