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Salon du cheval : les fabuleux pur-sang arabes du sultan d'Oman

Subhi RCO dans son enclos, l'étalon du sultan d'Oman qui vit en France. / © Franck Cibois
Subhi RCO dans son enclos, l'étalon du sultan d'Oman qui vit en France. / © Franck Cibois

Au championnat du monde du pur-sang arabe, les plus beaux sujets sont réunis chaque année au Salon de cheval à Paris pour consacrer les meilleurs représentant de la race. Parmi eux, les chevaux du Sultan d’Oman sont élevés en France, tout près de la forêt de Fontainebleau.

Par Corinne Bian Rosa

Dans le décor capitonné et chic du  Hall 5 du Parc des Expositions de Paris Villepinte, on ne peut pas le rater. L’énorme stand du Sultanat d’Oman, en forme de tente, est posé juste à côté de l’entrée de la grande carrière internationale . Au fronton trône un portrait grandeur nature du Sultan en personne,  Qaboos bin Said al Said grand amateur de pur sang arabe.
Le staff du sultan d'Oman en charge de ses pure sang élevés en forêt de Fontainebleau / © Corinne Bian Rosa / France tv
Le staff du sultan d'Oman en charge de ses pure sang élevés en forêt de Fontainebleau / © Corinne Bian Rosa / France tv


Franck Cibois est l’entraineur français des chevaux de show de sa majesté depuis 12 ans.

 Le Sultan n’élève pas pour la gloire, ni pour l’argent, mais pour conserver la tradition 

Par rapport aux autres pays du golf, nous avons un nombre faible de chevaux. Les grandes nations font naître une cinquantaine de poulains par an, nous seulement 5…"
Et çà, dans la catégorie des « beauty horse » comme on les appelle. Ces pur sang arabe dont on a fait tellement évoluer le modèle qu’aujourd’hui ils ressemblent à des hippocampes, avec leur yeux saillants, leur profil convexe et leurs naseaux exhorbités.
Des acteurs et actrices qui sont bichonnés dans des box de luxe, avec des robes entretenues comme les plus belles chevelures, des naseaux enduits d’une crème spéciale pour les mettre en valeur.Des stars on vous dit !
La tête bien spécifique du cheval arabe / © Corinne Bian Rosa / France tv
La tête bien spécifique du cheval arabe / © Corinne Bian Rosa / France tv


Les handler, une profession à part

Pour mettre en valeur un cheval, il faut un bon « handler ». C'est le rôle de Franck Cibois , en plus d’être entraîneur et éleveur. Le handler présente le cheval au bout d’une longe en liberté, au pas, au trot et au galop et doit lui faire prendre les plus belles poses, tête en haut, encolure tendue et les quatre pieds bien alignés. Dans la salle, les youyou des cheykha rythment l'ambiance et au quatre coins de la carrière on agite des pochons en plastique accrochés à des chambrières pour exciter les chevaux et les pousser à la présentation parfaite.

Le sultanat d’Oman présente deux chevaux cette année au championnat du monde dont Subhi, un magnifique alezan de 8 ans né à Oman et dont le père est lui même un champion du monde de beauté.

 Ici , on façonne le cheval de A à Z. Le meilleur n’est pas forcément le plus beau. Il faut qu’il ait de la présence, une étincelle dans les yeux qui vont le distinguer des autres pour le jury. 
 

Un des chevaux du championnat du monde du cheval arabe / © X Collombier / France tv
Un des chevaux du championnat du monde du cheval arabe / © X Collombier / France tv
Mais quel est vraiment le pur sang arabe d’origine? Aujourd’hui, les chevaux qui font les concours de beauté n’ont plus rien à voir avec ceux qui pratiquent l’endurance ou avec les pur sang arabe de course.
Pour Franck Cibois, la réponse est évidente : 

 le pur sang arabe d’origine est le cheval de la famille , celui qui aujourd’hui travaille aux champs, tire la charrette pour aller au marché, celui-là n’a pas été transformé par l’homme .C’est le contraire d’un cheval élitiste.



Des femmes dans la Royale cavalerie

Oman est le seul pays du Golf a posséder des régiments de femmes à cheval. Une particularité qui conduit le Sultanat à participer au festival Military Tattoo à Edimbourg en Ecosse. Une manifestation renommée d’ampleur mondiale qui consacre les meilleures fanfares militaires.
Les militaires omanaises, musiciennes et cavalières, s’y distinguent en chevauchant des pur sang arabes qui méritent leur surnom de « fils du vent ».

 

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