Sur YouTube, cinq agriculteurs parcourent les marchés des villages du Centre-Val de Loire et des Pays de la Loire

Le "Tracteur Tour", lancé par cinq agri-YouTubeurs sur les réseaux sociaux, a demarré ce jeudi 20 mai au départ de Déols, dans l'Indre. En cinq jours, ils partent, en tracteur, à la rencontre des agriculteurs, des marchés et des élus locaux en Centre-Val de Loire et dans les Pays de la Loire.

Les agriculteurs du Tracteur Tour
Les agriculteurs du Tracteur Tour © Alexandre Richard

"Le Tracteur Tour c'est plusieurs agriculteurs qui se réunissent et qui parcourent sur plusieurs jours une partie de la France, particulièrement cette année l'ouest de la France. L'idée c'est de s'arrêter dans plusieurs villages étapes pour rencontrer ce tissu rural et ces agriculteurs et comprendre pourquoi ils aiment ces marchés" c'est comme cela que David Forge, céréalier dans l'Indre-et-Loire, définit cette initiative lancée par cinq "agri-YouTubeurs"

Présent sur la plateforme depuis six ans sous le nom de Chaîne Agricole, il y explique comment il cultive, les galères du quotidien, les mécaniques, et les aspects plus sympa du métier. "Je témoigne tout simplement de ce qu'il se passe dans ma ferme pour faire comprendre mon quotidien au grand public".

Grâce à YouTube, il rencontre d'autres professionnels du métier qui, comme lui, partagent leur "métier-passion" sur les réseaux sociaux. De ces échanges naît le projet du "Tracteur Tour", qui a démarré de Déols (Indre) jeudi 20 mai à 8h30. La fin de leur escapade de 800 kilomètres est prévue pour mardi 25 mai. Lorsque nous avons pris contact avec les participants, ils arrivaient à La Chapelle-de-Brain, en Ille-et-Vilaine.

Immersion chez l'habitant

Au cours de leur parcours, les agriculteurs ont rencontré de multiples confrères. "On essaye de dormir un maximum chez les agriculteurs rencontrés pour pleinement s'immerger dans leur quotidien" raconte David Forge. "On va à la traite avec eux à 6 heures, le soir on échange et on mange à la table familial. C'est très convivial". Alexandre Richard, céréalier dans l'Indre et également YouTubeur, raconte avoir vu de l'élevage d'escargot, de lapin, de vache à lait, de l'arboriculture ou encore du maraîchage.

De cette façon on voit aussi d'autres façons de travailler. Des animaus nourris qu'avec des produits locaux, la diversification des céréales cultivées, j'ai même vu des vaches écouter de la musique classique ! L'agriculuture française c'est vraiment l'une des plus côtées du monde et le public ne s'en rend pas compte.

Alexandre Richard, céréalier dans l'Indre

Pour partager cette expérience avec leurs abonnés, les cinq agri-YouTubeurs ont ouvert une chaîne commune où ils retransmettent leur périple, en live la plupart du temps. "A la fin on fera un film et on y mettra en avant des agriculteurs de différents secteurs" nous explique Alexandre Richard. Chaque soir, lui et ses quatre compagnons de voyage tiennent à partager leur expérience sur leur réseaux sociaux personnels. "On se couche à minuit, voire une heure du matin pour ça, alors forcément les nuits sont très courtes".

"Très surpris par la considération des élus et des habitants"

David Forge voit dans cette initiative l'occasion de mettre en lumière la campagne française mais aussi de rencontrer ses abonnés. "A cause de la crise sanitaire, les salons sont fermés depuis pas mal de temps maintenant. Y'a ce coté social qu'on a perdu et on s'est dit qu'on allait le faire de façon moins concentré et rencontrer les locaux directement dans leurs villages". Le voyage a demandé beaucoup d'organisation, notamment en matière logistique et de réservation auprès des mairies. Il se dit d'ailleurs "très surpris par la considération des élus et des habitants" qu'ils rencontrent.

Et cette organisation, on la doit en partie à l'équipe d'Alexandre Richard. "Ca a demandé beaucoup d'effort, mais c'est récompensé quand les gens, même ceux qui ne sont pas agriculteurs, viennent nous dire "super ce que tu fais, on adore, on apprend plein de choses". Le fait de voyager en tracteur leur permet aussi de profiter pleinement du paysage, "pas comme lorsqu'on roule à 90km/h" ironise-t-ilIls ne savent pas encore où ils iront l'année prochaine, mais une chose est sûre : il y aura bel et bien une deuxième édition, "pourquoi pas dans le sud ?".

 

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