Centre-Val de Loire : quand les entreprises ouvrent leurs portes aux touristes

La chocolaterie Max Vauché à Bracieux ouvre ses laboratoires au public / © France 3
La chocolaterie Max Vauché à Bracieux ouvre ses laboratoires au public / © France 3

Le tourisme industriel est un bon moyen de découvrir et faire découvrir des métiers. C’est l’occasion aussi de voir ce qu’une région produit. Pour certaines entreprises, ouvrir les portes aux touristes locaux ou simplement de passage tient d’un projet plus grand.

Par Juliette Roché avec NR

Le tourisme industriel en région Centre-Val de Loire, un secteur en pleine expansion. Tributaire du bon vouloir des entreprises à ouvrir leurs portes, ce secteur touristique fait le bonheur des visiteurs curieux, toujours plus nombreux à vouloir découvrir les coulisses des entreprises de la région.

Dans ce reportage long format, vous allez découvrir les coulisses des Ateliers d’Orval et de la fabrication des wagons de marchandises. Nous vous emmènerons aussi visiter la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire et suivre la fabrication du chocolat chez Max Vauché à Bracieux. Un petit tour des entreprises qui ouvrent leur porte au public pour partager un savoir-faire et des métiers.

Un magazine de Juliette Roché, Pierre-Dominique Lepais, Sanaa Hasnaoui, Charly Krief et François Belzeaux.
 
 

Chez Agrip, le tourisme industriel comme second souffle

Quand une équipe décide de reprendre une entreprise quasi centenaire pour relancer son activité, elle prend l'initiative d’ouvrir au public. Chez AGRIP on construit des tracteurs forestiers depuis 1930 à Lignières. En 2012, Patricia Perrochon et Daniel Odile reprennent la société, alors au plus mal.

Agrip c’est vraiment tout une histoire. Créée en 1930 par un entrepreneur de Lignières en Berry, cette usine de fabrication de tracteurs forestiers est un succès. Dirigée par la famille Duprat pendant 52 ans, l’entreprise connaît un premier plan de licenciement dans les années 80. Entre 1990 et 2000, la société connaît licenciements et crise majeure. Le tracteur forestier ou pour les travaux publics ne se vendent plus. L’entreprise n’arrive pas à faire concurrence à l’international.

Depuis six ans, une poignée d’anciens salariés a décidé de poursuivre l’activité. Il a fallu reprendre les plans, les brevets pour relancer la fabrication et innover. En août dernier, l’usine AGRIP sortait son premier tracteur forestier depuis 40 ans. Tout un symbole. Pour Patricia Perrochon, reprendre cette entreprise est un défi : « on était six à la reprise, c’était dur. Mais on ne s’est pas battu autant pour fermer demain. »

Alors la gérante a choisi d’ouvrir au public dans l’idée de faire connaître sa petite entreprise et de transmettre un savoir-faire. Au cœur du Berry, ils ne sont plus que six à fabriquer et rénover des tracteurs de chantiers et forestiers. Le défi a été relevé, maintenant il faut remplir le carnet de commande.

 

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