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Vendôme : les salariés d'Arjowiggins bloquent les voies du TGV

Entre 150 et 200 salariés d'Arjowiggings (Bessé-sur-Braye) ont occupé les voies de la gare de Vendôme de 11h15 à 16h15 ce lundi 25 mars 2019 / © Quentin Duval- France 3 Pays de la Loire
Entre 150 et 200 salariés d'Arjowiggings (Bessé-sur-Braye) ont occupé les voies de la gare de Vendôme de 11h15 à 16h15 ce lundi 25 mars 2019 / © Quentin Duval- France 3 Pays de la Loire

Des manifestants sont sur les voies en gare de Vendôme en Loir-et-Cher. Conséquence : le trafic est perturbé en direction du Centre-Val de Loire.

Par Yacha Hajzler - Isabelle Racine

Depuis 11h20 ce matin, les salariés d'Arjowiggins sont passés à l'action. Entre 150 et 200 employés bloquent les voies SNCF en gare de Vendôme, une situation qui n'avait pas évolué à 14h. 
 

La circulation perturbée toute la journée


"Les voies sont bloquées jusqu'à nouvel ordre, explique posément Marjorie Hette, directrice régionale de la communciation SNCF. Ça va être très perturbé au moins jusqu'à la fin d'après-midi. Le TGV Tours-Paris, par exemple, ne sera pas en circulation avant 17heures. C'est une situation très compliquée pour nous, car la gare est bloquée, mais aussi différents trains de part et d'autre de Vendôme, il faut trouver des itinéraires bis."

A la SNCF, les salariés ont indiqué vouloir faire entendre leurs revendications à la presse. Nos équipes, ainsi que celles de TF1, étaient en route aux alentours de 14h. 
 
 

Pour Arjowiggins, la liquidation se profile


"Le groupe Lebesso, qui a fait une offre devait donner vendredi au tribunal de commerce des preuves tangibles des fonds qu'ils pouvaient apporter. Mais depuis jeudi, plus de son, plus d'image" raconte Pascale Fontenel-Personne, députée de la Sarthe. Un abandon qui fortifie le scénario d'une liquidation prochaine du site. 

En conséquence, une réunion de travail confidentielle s'est tenue hier soir, au Mans, en présence de l'élue, de la sécretaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher et de la présidence de la région. Avec les syndicats des travailleurs et le directeur du site, la décision a été prise d'explorer plus sérieusement la piste d'une reprise par les travailleurs. 

"Le vrai problème aujourd'hui, c'est le temps", résume l'élue. Le tribunal de commerce devait en effet prendre sa décision demain : les salariés demandent un délai pour monter leur dossier. Une revendication à laquelle la juridiction n'a pour l'instant pas donné suite. 
 

"Une liquidation, c'est un coup d'arrêt, mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas réfléchir à une solution dans ce cadre-là", espère Pascale Fontenel-Personne.

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