VIDÉO. Affaire Depardieu, expérimentation de l’uniforme et baisse de natalité : nos réponses aux élèves d'un lycée de Luisant

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Questions de générations - 31/01/2024 ©France télévisions

Cette semaine, Questions de génération a interrogé les élèves du lycée Silvia Monfort à Luisant sur plusieurs thématiques, dont l’affaire Depardieu, l’expérimentation de l’uniforme dans la région et la baisse de natalité

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Qu’est-ce que l’affaire Depardieu ? Est-ce que la région Centre-Val de Loire est concernée par l’expérimentation de la tenue unique ? Quelles sont les raisons de la baisse de natalité en France ? Une équipe de France 3 s'est rendue une nouvelle fois dans un établissement scolaire de la région. Cette semaine, nous sommes allés à la rencontre des élèves du lycée Silvia Monfort à Luisant en Eure-et-Loir. 

C’est quoi l’affaire Depardieu ?

Soraya, élève de seconde au lycée Silvia Monfort à Luisant

L’affaire Depardieu est une affaire judiciaire qui met en cause l’acteur pour des actes de viols et d’agressions sexuelles. Elle s’ouvre en août 2018 lorsque la comédienne Charlotte Arnould porte plainte. Il est mis en examen en décembre 2020, après que la comédienne ait porté plainte une deuxième fois.

C’est loin d’être la seule : en avril 2023, Médiapart publie une enquête qui relaie les témoignages de 13 femmes l’accusant de faits similaires. Suite à cette publication, trois autres femmes ont témoigné, ce qui porte à 16 le nombre total de femmes dénonçant le comportement de Gérard Depardieu.

De son côté, l’acteur a publié une tribune dans le Figaro le 1er octobre 2023 où il affirme : "Jamais au grand jamais je n’ai abusé d’une femme. [...] Je ne suis ni un violeur, ni un prédateur."

Deux mois plus tard, France 2 sort un Complément d’enquête avec des extraits jamais publiés d'un documentaire de l’acteur en Corée du Nord en 2018. On l’entend notamment tenir des propos sexuels, sexistes et insultants à l'égard des femmes qu’il y croise ainsi que des propos obscènes au sujet d’une fillette de 10 ans. 

Notre région est-elle concernée par l’expérimentation du port de l’uniforme à l’école ?

Dylan, élève de seconde au lycée Silvia Monfort à Luisant

Pour replacer la question dans son contexte, c'est lors d’une conférence de presse donnée le 16 janvier 2024 que le président de la République a annoncé la mise en place d’une série de mesures. Parmi elles, la mise en expérimentation de la tenue unique, aussi appelée l’uniforme.

Cette expérimentation va concerner une centaine d’établissements scolaires qui se sont portés volontaires. Elle devrait débuter à la rentrée de septembre 2024 avant une généralisation possible en 2026.

Pour ce qui est de la région Centre-Val de Loire, oui, elle sera concernée. Mais pas tous les départements. Seules les communes de Saint-Doulchard dans le Cher, de Dreux en Eure-et-Loir et Villedieu-sur-Indre en Indre appliqueront l'expérimentation de la tenue unique. 

Comment peut-on expliquer la baisse de natalité en France ?

Maïa, élève de seconde au lycée Silvia Monfort à Luisant

Cette question fait référence aux chiffres publiés par l’Insee le 16 janvier 2024. Ils font état d’un record : la France n’a jamais enregistré aussi peu de naissances depuis la Seconde Guerre mondiale. En tout, on compte 678 000 naissances en 2023, soit 45 000 de moins qu’en 2022.

Le même jour, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d’un grand plan contre l’infertilité, qui touche 3,3 millions de Français. Même si le Président de la République n’a évoqué que l’infertilité dans son discours, elle est loin d’être le seul facteur qui peut expliquer cette baisse.

Elle est aussi due à une évolution des mœurs à plusieurs niveaux. À commencer par l’âge des femmes lors de leur première grossesse. À la fin des années 1960, les mères avaient leur premier bébé en moyenne à 24 ans contre 31 ans aujourd’hui.

Mais la baisse de natalité est aussi due au souhait des femmes et des couples de ne pas avoir d’enfant. Selon les spécialistes, ce désir est lié aux inquiétudes face aux conflits dans le monde ou encore à la crise climatique, mais pas seulement.

En 2020, l’institut IFOP a sorti une étude : 30% des femmes en âge de procréer déclarent ne pas vouloir d’enfant. Parmi elles, plus d’un tiers estime que la maternité n’est pas nécessaire ou souhaitable au bonheur d’une femme.

Qui est Rachida Dati ? Et pourquoi est-elle au cœur d'une polémique ?

Adil, élève de seconde au lycée Silvia Monfort à Luisant

Rachida Dati est la nouvelle ministre de la Culture et aussi la maire du 7e arrondissement de Paris. Ce qui a fait polémique la concernant, c’est justement sa nomination dans le nouveau gouvernement de Gabriel Attal.


La raison est simple : elle appartenait au groupe politique LR (Les Républicains), ancrée à droite, et faisait déjà des gouvernements sous Nicolas Sarkozy. Sa nomination a d’autant plus surpris qu’elle a, à plusieurs reprises, critiqué la Macronie. Elle a par exemple qualifié de "traîtres" ceux qui rejoignaient le mouvement du président de la République.

Rachida Dati est aussi connue pour son franc-parler. Elle a depuis été exclue du parti des LR et a quitté la tête du groupe Changer Paris.

Pourquoi la nouvelle ministre de l'Education nationale est-elle critiquée au sujet de la scolarisation de ses enfants ?

Jade, élève de seconde au lycée Silvia Monfort à Luisant

À peine nommée Ministre de l’Éducation nationale, des Sports et des Jeux olympiques, Amélie Oudéa-Castéra s'est déjà retrouvée au cœur d’une tempête de polémiques. 

La Ministre a d'abord cherché à justifier la scolarisation de ces enfants dans le privé et non dans le public. Elle a alors exprimé cette phrase : "un paquet d’heures pas sérieusement remplacées", en évoquant le manque de professeurs dans l'enseignement public.

Avec ces mots, Amélie Oudéa-Castéra a fustigé l’école publique, le tout en direct à la télévision. Les syndicats n’ont pas du tout apprécié et l’ont pris pour une provocation.

Dès le lendemain, Libération nous apprend qu’en réalité son fils aîné n’a été scolarisé dans le public, à l’école Littrée, que six petits mois. Et ce, en petite section de maternelle. Une révélation qui a mis à mal la défense de la Ministre.

Enfin, une des polémiques qui a fait le plus de bruit : le collège-lycée Stanislas, prestigieuse école privée du 6e arrondissement de Paris où sont scolarisés ses enfants. L'établissement conservateur propose par exemple des classes non-mixtes et a fait l’objet d’une enquête suite à des accusations de dérives homophobes et sexistes. 

Des mesures ont-elles été prises concernant les propos racistes tenus lors de la Coupe d'Afrique des Nations ?

Cineale, élève de seconde au lycée Silvia Monfort à Luisant

D'abord, un petit point de contexte. Tout a commencé le 21 janvier 2024, à la fin du match opposant le Maroc à la République démocratique du Congo en match de poule de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). Chancel Mbemba, joueur et capitaine de la République démocratique du Congo, a accusé Walid Regragui, le sélectionneur Marocain, d’avoir tenu des propos racistes. Le joueur n’a pas explicité les propos mais a simplement affirmé "tu m’as traité de con !". 

Walid Regragui quant à lui conteste tout fait de racisme et a affirmé en conférence de presse : "Dire que j’ai eu des propos racistes, c’est honteux. Je défendrai mon image jusqu’au bout. J’ai reçu des messages racistes et de mort."

Le 23 janvier 2024, la Confédération africaine de Football (CAF) a annoncé l’ouverture d’une enquête. 

Quel est l'objectif de mettre des stages en seconde ?

Ines, élève de seconde au lycée Silvia Monfort à Luisant

C'est une des nouveautés de cette année scolaire 2024 : le stage pour les élèves de seconde. Il s’agit d’un stage d’observation qui pourra se dérouler en entreprise, dans une administration ou au sein d’une association pendant une durée de 2 semaines, entre le 17 juin et le 28 juin 2024. 

L'objectif est de mieux préparer l’orientation des élèves et de dynamiser le lien entre l'école et le monde de l’entreprise. En tout, ce sont 550 000 élèves qui sont concernés.

Dans ce cadre, une opération « Mon stage de seconde » a été lancé en novembre dernier. Plus de 300 entreprises se sont engagées à accueillir des stagiaires.