Des voitures-radar sur les routes de Centre-Val de Loire dès 2020

Le système infrarouge sans flash peut repérer les infractions dans les deux sens de circulation / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Le système infrarouge sans flash peut repérer les infractions dans les deux sens de circulation / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

21 véhicules banalisés conduits par des chauffeurs rémunérés par des prestataires privés circuleront sur les routes de la région dès l’année prochaine.
 

Par JB

Après la Normandie, le gouvernement souhaite étendre le dispositif des voitures-radar aux régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre Val de Loire à partir du mois de janvier 2020. Ces véhicules sont destinés à effectuer des contrôles de vitesse 6 heures par jour, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.
 

Expérimentation en Normandie

Au cours du 1er trimestre 2019, les véhicules banalisés ont effectué environ 200 000 kilomètres de contrôle, sur des itinéraires désignés par les services de l’Etat en Normandie. Ces contrôles ont généré près de 12 000 messages d’infraction. « En Normandie, la part des infractions de plus de 20 km/h relevée par ces véhicules banalisés est 30% supérieure à celle des radars fixes signalés par un panneau. C’est la preuve de leur efficacité pour lutter contre les grands excès de vitesse », indique la Sécurité routière.
 

Voiture-radar, le fonctionnement

Le système infrarouge sans flash peut repérer les infractions dans les deux sens de circulation. Aucun moyen de constater l’excès de vitesse sur le moment, il sera notifié par courrier.
Lorsque la voiture-radar circule, son conducteur ignore tout de l’activité de constatation des excès de vitesse, totalement autonome. En ce qui concerne les mesures, des marges de tolérance supérieures sont retenues : 10 km/h en plus de la vitesse autorisée, ou 10 % selon ce qui est le plus favorable au contrevenant.
 

Les prestataires rétribués au nombre d’infractions ?

Les trajets réalisés et les plages horaires de contrôle sont fixés par les préfectures, en fonction des critères d’accidentalité locale. « Comme en Normandie, les entreprises qui seront désignées seront rémunérées en fonction du nombre de kilomètres de contrôle effectués et ne sont pas rétribuées au nombre d’infractions enregistrées », indique les autorités. De plus, le prestataire ne peut ni accéder aux clichés de verbalisation, ni connaître le nombre d’infractions constatées.

Les données enregistrées par les voitures-radar sont envoyées de façon cryptée aux officiers de police judiciaire en charge de la verbalisation. L’objectif affiché par le ministère de l'Intérieur est de contrôler 200 000 kilomètres de route chaque mois.
 

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