ACA-Le Havre : des élus insulaires dénoncent un « racisme anti-corse »

© Pascal Pochard-Casabianca/AFP
© Pascal Pochard-Casabianca/AFP

La polémique autour du match, dimanche dernier, entre l’AC Ajaccio et le Havre AC ne cesse d’enfler. Sur les réseaux sociaux de nombreuses personnalités politiques insulaires dénoncent un lynchage médiatique ponctué, selon eux, d’un « racisme anti-corse ».

Par A.A/France 3 Corse ViaStella

Depuis le week-end dernier, et l’annulation du match de play-off entre l’AC Ajaccio et le Havre AC, les réactions à l’encontre des Corses, parfois violentes, s’enchaînent sur les réseaux sociaux. Aux états d’âme d’anonymes s’ajoutent de nombreux articles, de médias nationaux, dénonçant le comportement des supporters acéistes.

Des faits qui font réagir la classe politique insulaire. Si tous condamnent les incidents qui ont émaillé les rencontres de vendredi et dimanche, ils s’interrogent néanmoins sur les proportions que prennent les évènements. À commencer par le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.

« Empêcher la Corse d’avoir une club en Ligue 1 »


Ce dernier a annoncé dans un communiqué ce mardi, vouloir « appeler à la constitution d’un collectif d’avocats corses, chargés d’organiser une riposte énergique et de faire valoir ainsi les intérêts moraux de notre peuple. » Une idée qui fait suite au « déferlement de haine anti-corse de ces dernières heures, en particulier sur les réseaux sociaux ».


Dans un autre communiqué, le groupe Femu a Corsica affirme que « l’ACA subit clairement un traitement discriminatoire dans le seul but d’empêcher la Corse d’avoir un club en Ligue 1. » La formation politique juge cette attitude d’ « inqualifiable » et assure qu’elle « relève d’un scandale politique et de la mise en cause de l’honneur et de la dignité du peuple corse. »
 

« La LFP pourra-t-elle être impartiale ? »


Dans la matinée, c’est au tour de Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse de réagir. « Dans ce climat d’hystérie anti-corse et face aux pressions politiques venues du plus haut niveau de l’État, la LFP pourra-t-elle être impartiale et préserver le droit qu’a l’AC Ajaccio de jouer à Ajaccio le match de barrage contre Toulouse FC, droit acquis sur le terrain ? », s’interroge-t-il dans un tweet.
 


Le maire d’Ajaccio, Laurent Marcangeli, a souligné sur les réseaux sociaux : « Il ne faudrait pas qu’on intente un procès généralisé et à charge contre la Corse toute entière à travers ce match de football. »
 

 


« Insulté par le plus grand quotidien français »


Le maire de Bonifacio et président du groupe Andà per Dumane à l’Assemblée de Corse, Jean-Charles Orsucci, a lui dénoncé : « Insulter par le plus grand quotidien français. Évidemment seul les corses et tous les corses sont racistes, violents … (sans commentaire)  avec un journalisme de cette qualité on a de l’avenir en France. »

 


Ce mardi, la Ligue de Football Professionnel se réunit pour deux réunions d’urgence. Elle doit trancher sur des incidents survenus lors de la rencontre entre l’AC Ajaccio et le Havre AC dimanche au stade François-Coty.


 

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