Affaire Julie Douib : « Bruno Garcia-Cruciani n’est pas un père, c’est un propriétaire »

Ce vendredi 27 janvier, les plaidoiries des avocats des parties civiles dans le procès en appel de Bruno Garcia-Cruciani, accusé de l’assassinat de Julie Douib en mars 2019, ont débuté.

À la barre, c’est par la plaidoirie de l’avocate des enfants du couple que la dernière journée du procès en appel de Bruno Garcia-Cruciani, accusé de l’assassinat de son ex-compagne Julie Douib en mars 2019, a commencée.

Elle déroule ainsi, pas à pas, les différents rôles que ce père leur a fait jouer tout au long de leur vie : otages de la violence qu’il impose à leur mère, alibi de son assassinat, instrument de la vengeance qu’il a tenté de mener depuis le fond de sa cellule contre le père de la victime.

Déchéance de l'autorité parentale

Les enfants du couple, âgés de 12 et 14 ans, vivent actuellement chez les parents de Julie Douib à qui l’autorité parentale a été déléguée en première instance. Dans ce procès, la déchéance de l'autorité parentale de Bruno Garcia Cruciani avait été prononcée et cette décision est également en appel actuellement. 

« Ce que je dis à la cour, c’est que Bruno Garcia-Cruciani se plaint qu’il a été infligé à ses fils une double peine. Mais cette double peine, il en est le seul auteur. C’est lui qui a fait d’eux des fils d’assassin à perpétuité et des orphelins à jamais », soutient maître Francesca Seatelli, avocates des enfants du couple Douib-Garcia Cruciani.

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Affaire Julie Douib : « Bruno Garcia-Cruciani n’est pas un père, c’est un propriétaire » ©Florence Antomarchi ; Jennifer Cappai

Les plaidoiries doivent se poursuivre toute la journée. Le verdict est attendu dans la soirée.