Cet article date de plus de 3 ans

Ajaccio : une dizaine d’apprentis cuisiniers revisite les recettes napoléoniennes

L'art culinaire sous Napoléon, c’est le programme offert vendredi à une dizaine d'apprentis. Pour l’occasion, les cuisines de l’Afpa d’Ajaccio ont été réquisitionnées. Un concours, le premier de la sorte, qui vise à mettre en valeur le patrimoine et les produits locaux.
Le chef Romuald Royer livre des conseils à une des participantes.
Le chef Romuald Royer livre des conseils à une des participantes. © Capa/Twitter
Les couteaux sont aiguisés et les casseroles fument. Depuis 8 heures, ce vendredi matin, 10 apprentis cuisiniers sont aux fourneaux. Cinq suivent leurs études au centre de formation des apprentis, les cinq autres au sein de l'Agence de formation des adultes. Entre eux, va se jouer une petite bataille, le premier concours culinaire napoléonien.




Le challenge ce jour-là : reproduire des recettes de l'époque napoléonienne et mettre en valeur la production locale. « L’idée de ce concours est venue d’une volonté au niveau de l’agglomération de valoriser nos producteurs. Et aussi l’importance de valoriser l’image napoléonienne, l’image de notre territoire, le fer de lance du pays ajaccien », explique Cécile Bianchi, communauté d'agglomération du pays ajaccien. 

Le concours est arbitré par un jury composé, entre autres, du chef étoilé du Lido, Romuald Royer. Au menu : œuf poché impérial, poulet marengo aux écrevisses et baba à la liqueur de cédrat.

Respecter les délais


Dans les cuisines, la tension commence à monter. Chacun a son organisation. Le défi est de taille, car il faut respecter les délais tout en rendant hommage à Napoléon. « J’ai réussi à gérer mon temps. Là, je fais les petites finitions. Si tout va bien, si j’arrive à tout réchauffer en temps et en heure, ça va aller », se félicite Morgane Tedde, apprentie au CFA. 


durée de la vidéo: 01 min 44
Ajaccio : une dizaine d’apprentis cuisiniers revisitent les recettes napoléoniennes


À la fin du chronomètre, les plats sont envoyés en salle pour la dégustation. Le jury goûte chaque préparation. Le bilan ? « C’est plutôt mitigé. La réalisation parfaite d’une recette sur une fiche technique, sur une recette aussi classique, c’est une chose. La réinterpréter un tout petit peu, avec un peu plus de légèreté, ne pas être figé dans le temps, être dans la transmission et aussi avoir son regard là-dessus… Ce serait chouette », insiste Romuald Royer, chef étoilé. 

Les invités, eux, semblent comblés. Tous paraissent même déjà prêts à participer à la deuxième édition.


Poursuivre votre lecture sur ces sujets
cuisine gastronomie sorties et loisirs tradition histoire éducation société apprentissage