Cercueils et restes humains découverts à Bigorno : deux personnes poursuivies en correctionnelle

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Deux personnes placées en garde à vue mercredi et relâchées le lendemain sont poursuivies devant le tribunal correctionnel de Bastia pour "atteinte à l'intégrité d'un cadavre", indique le parquet de Bastia. Le procès est annoncé le 6 décembre.

C'est un dossier macabre qui pourrait bientôt trouver sa résolution. Près de deux semaines après la découverte de cercueils abandonnés dans une décharge sauvage au niveau du col de Bigorno, puis plus tard de restes et d'ossements humains dans des sacs poubelles, deux personnes sont poursuivies devant le tribunal correctionnel de Bastia pour "atteinte à l'intégrité d'un cadavre". Le procès doit avoir lieu le 6 décembre.

Il s'agit "d'un professionnel du secteur" des pompes funèbres et "d'une personne avec qui il travaillait ponctuellement", indique le procureur de la République de Bastia, Arnaud Viornery. L'un comme l'autre avaient été placés en garde à vue le 18 avril par les gendarmes de la brigade territoriale de Borgo, en charge de l'enquête, et relâchés le lendemain.

Exhumation d'un caveau familial

Selon nos informations, les deux prévenus auraient été en charge de l'exhumation d'un caveau familial dans une commune voisine, à Campitello. Celle-ci s'est déroulée le 7 mars, et aurait été réalisée sans la présence du maire de la commune au moment des faits.

Au total, sept corps ont été exhumés. Le plus récent décès remontait à 2004, et la famille n'habitait plus Campitello depuis plusieurs années. Le propriétaire de la concession, un neveu résidant sur le continent, souhaitait la céder à la mairie. Il aurait mandaté une entreprise de pompes funèbres de la micro-région pour se charger de l'exhumation, la crémation des corps des défunts, puis le placement des urnes funéraires dans le columbarium communal.

La crémation des cercueils aurait été confiée à une tierce personne, également contactée par le descendant familial. Le neveu en question ne s'est lui pas déplacé sur les lieux pour l'exhumation, et n'aurait été tenu au courant de l'affaire que plusieurs jours après la sordide découverte.