Cop26 : "Les Corses s'investissent pour l'environnement, mais d'abord pour la Corse"

La Cop26 s'est ouvert en Écosse le XX novembre dernier. Si l'événement engendre une mobilisation citoyenne à travers le monde en faveur de la défense de l'environnement, en Corse les réactions sont rares.

Pour Dominique Lanfranchi, membre de l'association de défense de l'environnement A Sintinedda, le constat est clair : "les gens se reposent beaucoup sur nos associations en se disant elles vont faire le job."

Depuis le 31 octobre dernier, la Cop26 s'est ouverte à Glasgow, en Écosse. Une conférence internationale qui réunit les pays signataires de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Son but : tenter de prendre de nouveaux engagements pour limiter le changement climatique.

Les Corses désinvestis ?

Alors que quelques mesures ont d'ores et déjà été annoncées (l'arrêt de la déforestation d'ici 2030, une réduction drastique des émissions des gaz à effet de serre d'au moins 30 % d'ici 2030) la Cop26 est vivement critiquée pour son manque d'ambition. Plusieurs manifestations regroupant des milliers de personnes, principalement des jeunes, sont organisées à travers le monde. Toutes réclament une "justice climatique".

Un phénomène qui ne prend pas en Corse. "Il n'y a aucun investissement de la jeunesse dans ces problématiques dans l'île. C'est regrettable, mais il n'y a pas d'explication rationnelle à cela", lâche Dominique Lafranchi. Leslie Pellegri, secrétaire régionale d'Europe Ecologie-Les Verts, l'explique quant à elle autrement : "Nous n'avons pas une population assez importante pour qu'il y ait ces grandes mobilisations. Les Corses se mobilisent dans leur quotidien sur des actions locales. Ils s'investissent, mais d'abord pour la Corse et parce qu'ils ont envie de sentir l'impact de leur action sur le terrain."

"Ce sont des enjeux qui nous dépassent"

Pourtant, selon toutes les personnes interrogées, la Corse a aussi son rôle à jouer. "L'île est une mauvaise élève par la force des choses. Nous avons une kyrielle d'avions, un va et vient incessant de bateaux, des écobuages, de la pollution automobile sans oublier les centrales thermiques de Lucciana et du Vazzio", estime le membre d'A Sintinedda. "Il faut que tous ces élus prennent en compte ces questions environnementales. Que toutes les décisions, que ce soit en matière d'urbanisme de transport, d'agriculture, soient passées au filtre climat. C'est important que tout le monde en prenne conscience", complète Leslie Pellegri.

Dans un but pédagogique, l'association Le Garde organise une conférence, le 17 novembre prochain au centre commercial des Salines, sur les impacts du changement climatique. "Cela va nous permettre d'expliquer quelles actions chaque individu peut mettre en œuvre pour réduire son impact en terme de gaz à effet de serre", précise Muriel Segondy, membre de l'association.

La Cop26 se poursuit jusqu'au 12 novembre. 

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