Enquête financière sur le GFCA : certaines gardes à vue levées, d'autres toujours en cours

Publié le Mis à jour le
Écrit par Alain Stromboni .

Certaines gardes à vue concernant l'enquête financière visant le GFCA ont été levées sans qu'aucune poursuite n'ait été retenue. D'autres auditions sont toujours en cours. Menées par la police judiciaire d'Ajaccio, elles font suite à l'arrestation mardi de neuf personnes en Corse et sur le continent.

Ce mercredi 23 novembre, d'anciens et actuels dirigeants du GFCA sont toujours en garde à vue dans le cadre d'une enquête financière visant le club de football ajaccien.

La veille, en fin de journée, d'autres personnes entendues par la police judiciaire dans cette même affaire ont été relâchées sans qu'aucune poursuite ne soit retenue contre elles.

Dans le cadre de cette procédure pilotée un magistrat instructeur de la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (Jirs), neuf personnes avaient été arrêtées mardi 22 novembre au matin en Corse, à Paris et sur la Côte d'Azur.

Deux enquêtes financières

Rétrogradé administrativement en National 3 à l'été 2021, le club rouge et bleu a connu depuis des déboires extra-sportifs.

Le GFCA est en effet sous le coup d'une première enquête financière couvrant la période du 1er janvier 2018 au 30 juin 2021. 

En octobre 2021, cinq dirigeants (actuels et anciens) avaient été placés en garde à vue dans le cadre de cette première enquête préliminaire concernant la section football du club. Tous étaient ressortis libres. Une saisie conservatoire des comptes bancaires du club avait été ordonnée par la Jirs de Marseille. Dans la foulée, certains actionnaires du Gazélec avaient décidé de démissionner. 

Toujours dans cette même première procédure, en février dernier, trois dirigeants (anciens et actuels) du GFCA avaient été placés en garde à vue et transférés à Marseille.

À l'issue de leurs auditions devant un magistrat de la section du parquet Jirs spécialisée en délinquance économique et financière, les trois hommes s'étaient vus notifier leur convocation devant le tribunal correctionnel. Ils sont soupçonnés d'abus de biens sociaux, recel d'abus de biens sociaux et travail dissimulé.

L'audience débutera le 8 février 2023 à Marseille. 

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