Football-Ligue 1 : Face au PSG, l'ACA jouera "sans complexe"

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Écrit par Alain Stromboni (avec Stéphane Poli)

Ce vendredi soir, l'AC Ajaccio reçoit le Paris Saint-Germain de Messi et Mbappé. Dans un Timizzolu à guichets fermés, les hommes d'Olivier Pantaloni n'auront pas la tâche facile face à l'actuel leader du championnat. Un match que les joueurs ajacciens abordent "sans plus de pression que les autres", comme l'a expliqué leur entraîneur en conférence de presse.

Ce vendredi 21 octobre à 21 heures, l'ACA accueille le Paris Saint-Germain et ses stars. Un match de gala dans un Timizzolu à guichets fermés, toutes les places ayant été vendues très rapidement dès leur mise en vente.

Restant sur une victoire à Marseille et sur un bon nul ramené de Troyes, les joueurs d'Olivier Pantaloni ont préparé ce match "comme les autres, sans plus de pression", dixit le coach acéiste en conférence de presse.

Face à l'actuel leader de la Ligue 1 - qui pourra compter sur Mbappé et Messi mais pas sur Neymar et Ramos (suspendus) -, les Ajacciens -18èmes au classement - enregistrent le retour de suspension de Bayala et Diallo, ainsi que celui de blessure de Hamouma. Touzghar et Laçi sont quant à eux toujours à l'infirmerie.

Très en vue lors de sa rentrée à Troyes dimanche dernier, le remuant Belaïli pourrait être aligné d'entrée de jeu en attaque. Peut-être un match pour lui ? "On l'espère mais aussi pour l'ensemble des joueurs", a répondu Olivier Pantaloni dont l'équipe court toujours après un premier succès à domicile cette saison.

Face à l'ogre parisien, la tâche s'annonce très difficile pour les Bianch'è rossi qui n'auront cependant "pas à faire de complexe", a rappelé leur entraîneur tout en soulignant que le PSG "reste un énorme morceau à jouer".

Avez-vous préparé ce match contre Paris d'une manière différente des autres ?

Olivier Pantaloni : Il n’y a pas eu de préparation différente. Il n’y a pas de raison. Ce n’est pas un extraterrestre. C’est une grosse équipe on le sait, mais on a préparé le match comme les autres : sans plus de pression et sans voir autre chose que ce qu’on a pour habitude de travailler.

Jouer à guichets fermés peut-il représenter une pression pour vos joueurs ?

Non, c’est surtout bénéfique pour nous de pouvoir évoluer face à un tel club. Je pense que jamais au niveau du staff, ni des joueurs et des dirigeants, on aurait pensé un jour qu’on aurait pu avoir des joueurs de ce calibre évoluer à François-Coty. Il faut donc apprécier et préparer le match le plus sérieusement possible, comme on le fait habituellement, sans aucune pression.

Après une victoire à Marseille et un bon match nul à Troyes, le moral de troupes est au beaux fixe...

Le moral n’a jamais été en berne. C’est sûr que quand on perd des matches, après les rencontres, il y a toujours de la déception mais j’ai toujours vu une équipe qui était remobilisée en début de semaine. Il est évident que le fait d’être allé gagner au Vélodrome et d’avoir pris ce point dans les derniers instants, puis d’être revenu (au score) à Troyes, ça fait du bien au mental. C’est indéniable. Il n’y a pas à s’en cacher même si les joueurs, au fond d’eux, ils ont quand même ce sentiment qu’on aurait pu aller chercher un petit peu plus à Troyes.

"Tout le monde sait que Paris est une équipe redoutable à jouer. Des complexes, aujourd’hui, on n’a pas à en faire."

Olivier Pantaloni

Entraîneur de l'ACA

Contre Paris, vous n'avez rien à perdre. Dans vos têtes, il y a l'espoir d'y croire. Le PSG a d'ailleurs été accroché à Reims il y a deux semaines...

Toutes les équipes qui jouent contre Paris ont envie d’obtenir un résultat face à une telle équipe. C’est la même chose pour nous bien entendu. Maintenant, ça reste un énorme morceau à jouer.

La victoire à Marseille peut-t-elle décomplexer davantage vos joueurs face à un adversaire de ce calibre ?  

Non, je ne pense pas. On a réalisé une très belle performance à Marseille, qui est une grosse cylindrée de ce championnat. Là, sans faire offense aux Marseillais, on va au-delà. Tout le monde sait que Paris est une équipe redoutable à jouer. Des complexes, aujourd’hui, on n’a pas à en faire. L’idée est de donner le meilleur de ce que l’on peut faire sur le terrain et de finir les matches sans aucun regret. Que ce soit face à Brest, à Troyes – où on a eu des regrets - à Marseille ou contre Paris, il faut jouer nos matches avec nos qualités et nos défauts. Mais sortir des rencontres avec l’idée qu’on a tout donné et qu’on a fait le maximum pour obtenir un résultat positif.

Dans ce genre de rencontres, qu’est-ce qui compte le plus : tout donner pour le public et entretenir la dynamique ou continuer à progresser et mettre en place des choses ?

Les deux. Quoi qu’il en soit, quand on rencontre le PSG, je pense que si on ne donne pas le maximum, c’est catastrophique. L'an passé, les joueurs ont vécu une saison extraordinaire pour vivre des moments comme celui de ce vendredi soir. Quand on est opposé à des équipes de ce calibre-là, naturellement, on sait que les joueurs vont donner le maximum. La seule chose que l’on peut craindre par rapport à cela, c’est qu’ils rentrent sur le terrain de manière inhibée. Et qu’on regarde trop jouer cette équipe. Il va falloir qu’on enlève ça de la tête des joueurs et que l’on prenne le match à bras-le-corps pour encore une fois sortir de cette rencontre avec le sentiment d’avoir fait le maximum.

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