Assises de Corse-du-Sud : acquittement général au procès de l'assassinat de Jean-Michel German

La cour d'assises de Corse-du-Sud a acquitté les cinq accusés dans le procès de l'assassinat de Jean-Michel German. La victime, connue pour des trafics de stupéfiants, a été tuée le 7 septembre 2016.

Le procès de l'assassinat de Jean-Michel German s'est conclu par un acquittement général.
Le procès de l'assassinat de Jean-Michel German s'est conclu par un acquittement général. © FTV

Le procès de l'assassinat de Jean-Michel German, débuté le 18 mars dernier devant la cour d'assises de Corse-du-Sud, se conclut ce mercredi 31 mars par l'acquittement général des cinq accusés.

Mickaël Carboni, Mickaël Sanna et Sébastien Caussin sont acquittés pour l'assassinat de Jean-Michel German, mais condamnés pour recel de voiture. Mickaël Carboni et Mickaël Sanna écopent de quatre ans de prison, trois ans d'emprisonnement pour Sébastien Caussin.

Ange-Marie Gaffory est condamné à quatre ans de prison pour recel, mais acquitté, tout comme François Cay, pour association de malfaiteurs.

L'avocate générale avait demandé vingt-cinq ans de prison à l'encontre de Mickaël Carboni, vingt ans pour Mickaël Sanna et Sébastien Caussin, dix ans pour Ange-Marie Gaffory, et quatre ans pour François Cay. Le parquet a dix jours pour faire appel.

Une victime "sans histoire"

Jean-Michel German, présenté comme "sans histoire et ayant tourné le dos à son passé de toxicomane", est abattu de trois décharges de chevrotine le 7 septembre 2016, aux environs de 8h. Il se trouve alors devant la résidence de sa compagne, à Alata.

Un véhicule incendié est retrouvé quelques minutes après le meurtre à proximité de la scène de crime, des armes sur le siège arrière. La voiture faisait l'objet d'une surveillance policière dans le cadre d'une tentative d'assassinat perpétrée trois semaines plus tôt, et avait été sonorisée par une équipe de la brigade de recherche et d'intervention (BRI) de la police. 

Sur deux brefs enregistrements "de mauvaise qualité" survenus juste après les faits, les enquêteurs distinguent une voix masculine ordonnant ses équipiers : "Arrachez les plaques. Donne-moi l'essence."

Les policiers pensent alors identifier la voix de Mickaël Carboni, 28 ans, et soupçonné d'appartenir à une équipe montante du banditisme. Il est interpellé le soir du meurtre, tout comme Ange-Marie Gaffory, Mickaël Sanna et Sébastien Caussin.


 

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