Deux mises en examen dans l'incendie criminel de la paillote du militant nationaliste Maxime Susini

Publié le Mis à jour le
Écrit par Grégoire Bézie avec AFP
Un technicien scientifique de la gendarmerie devant la paillote du militant nationaliste Maxime Susini, le 12 septembre 2019
Un technicien scientifique de la gendarmerie devant la paillote du militant nationaliste Maxime Susini, le 12 septembre 2019 © Pascal POCHARD-CASABIANCA / AFP

Deux personnes placées en garde à vue lundi dans l'enquête sur la tentative d'incendie commise dans la nuit du 6 au 7 août à Cargèse (Corse-du-Sud) de la paillote du militant nationaliste Maxime Susini, ont été mises en examen.

Une information judiciaire avait été ouverte mercredi après-midi. Les deux personnes, dont le parquet ne précise pas l'identité, ont été placées en détention provisoire.

Elles sont mises en examen pour "tentative de destruction volontaire par substance explosive, incendie ou toute autre moyen de nature à créer un danger pour les personnes, et transport et détention sans motif légitime de substances ou produits explosifs dont la détention ou le transport ne sont pas soumis à un régime particulier", a indiqué le parquet.

Un troisième homme également entendu depuis lundi a été remis en liberté sans poursuite.

Cette paillote appartenait à Maxime Susini, un militant indépendantiste et écologiste assassiné à proximité de son établissement de plage le 12 septembre 2019.

Cet assassinat avait suscité une grande mobilisation contre la violence et les réseaux mafieux en Corse, engendrant la création de deux collectifs antimafia.

Au moment de la tentative d'incendie, le parquet d'Ajaccio avait indiqué qu'aucun lien n'était établi entre ces faits et l'assassinat du jeune homme de 36 ans.

Le collectif Maxime Susini avait estimé, sur sa page Facebook, qu'il s'agissait de "la suite logique du projet mafieux de la bande criminelle qui a assassiné Massimu Susini".Le parti indépendantiste Core in Fronte, dont était proche Maxime Susini, avait lui dénoncé dans un communiqué l'action de "racailles" pour "effacer" la mémoire du militant.

De son côté, la section corse de la Ligue des droits de l'Homme avait dénoncé un "geste criminel qui s'apparente à de l'intimidation", appelant à ce que "cesse l'impunité".
 

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