Le collectif Pà un Pumonte Pulitu, qui proteste contre l'augmentation des capacités de stockage des déchets du centre d’enfouissement technique (CET) de Vico, a organisé une action de sensibilisation du public à Sagone (Corse-du-Sud), vendredi 5 août.
La mobilisation contre la construction d’un deuxième casier au CET de Vico ne faiblit pas. Le collectif Pà un Pumonte Pulitu organise une manifestation contre cette décision, vendredi toute la journée, au niveau du rond-point de Sagone (Corse-du-Sud).
Dès le matin, des membres du collectif se trouvaient sur place pour distribuer des tracts et de la documentation afin d’expliquer leur position contre "le tout’enfouissement" et "la politique des ‘villages-poubelles’" et en faveur de la "mise en place du tri à la source" et d’un CET exclusivement réservé aux 33 communes du Pumonte.
Un accord possible en cas d'abandon du 2e casier
Le collectif, qui bloque l’accès au CET de Vico, a déjà participé à deux réunions avec la CTC et le Syvadec. Un accord pourrait intervenir.Ses membres accepteraient que soient enfouis dans le casier de Vico 32.000 tonnes de déchets en attente, sous réserve de la confirmation de l’abandon de la création d’un 2e casier.
Le CET de Vico est administrativement à saturation (115.000 tonnes), mais le volume de compactage des déchets dans son casier autoriserait l’accueil de ces 32.000 tonnes supplémentaires.
Le collectif pourrait également exiger que le CET de Vico devienne ensuite un quai de transfert. A charge pour l’organisme collecteur de transporter les déchets vers un autre centre d’enfouissement, dont l’emplacement n’a toujours pas été déterminé à ce jour.
A la recherche d'une solution pérenne
Le site de Vico est bloqué par le collectif depuis le 15 juin dernier en signe de protestation contre la décision d’augmenter la capacité annuelle de stockage des déchets du centre. Les opposants au projet jugent cette extension nuisible, à la fois pour les riverains et pour l'environnement.Depuis la fermeture du CET de Tallone (Haute-Corse), en juin 2015, aucune solution durable n’a été trouvée pour traiter les quelque 500 tonnes d'ordures ménagères produites en Corse chaque jour.
Les sites de Prunelli di Fium'Orbu (Haute-Corse) et de Viggianello (Corse-du-Sud) n’étant pas en mesure d’absorber le surplus de déchets, la création d’un second casier à Vico était présentée comme le seul recours possible par le Syvadec, le syndicat chargé de la valorisation des déchets.