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Ajaccio : le hangar de motos de Jean-André Miniconi touché par un incendie

Le feu s'est déclaré très tôt, ce samedi matin. / © Ophélie Perroux / FTViaStella
Le feu s'est déclaré très tôt, ce samedi matin. / © Ophélie Perroux / FTViaStella

Un incendie s'est déclaré tôt ce samedi matin dans une concession automobile appartenant au président de la CGPME, Jean-André Miniconi. Ce mardi, près de 300 personnes sont venues lui témoigner leur soutien.

Par Axelle Bouschon

Un incendie s'est déclaré dans une concession automobile à Ajaccio appartenant à Jean-André Miniconi, président de la CGPME(confédération générale des petites et moyennes entreprises), ce samedi 27 juillet. 

Les pompiers d'Ajaccio sont arrivés sur les lieux à 4h30, et ont été mobilisés jusqu'à 7h.

Au total, une vingtaine d'hommes ont été déployés pour éteindre les flammes et ventiler l'endroit, susceptible d'être endommagé par les fumées.  

 

Piste criminelle  



Deux foyers de départ de feu ont été découverts par les pompiers : un premier situé à l'extérieur du hangar de motos, avec pour base un tas de détrituts, et un second à l'intérieur, dans un atelier.

Selon nos informations, des éléments matériels permettent de confirmer l'origine criminelle de l'incendie. 
 

Malheureusement, cela fait partie d’une longue série d’incendies criminels envers les gens qui travaillent, envers les chefs d’entreprises, les sociétés


Une thèse soutenue dès le début de l'enquête par Jean-André Miniconi, interrogé par nos équipes sur place :

« Nous avons des vidéos d’une personne qui a mis le feu, avec de l’essence probablement. Malheureusement, cela fait partie d’une longue série d’incendies criminels envers les gens qui travaillent, envers les chefs d’entreprises, les sociétés.» 

Pour autant, le président de la CGPME l'affirmait, les portes du garage automobile ne resteront pas longtemps fermées :

« Nous allons dès lundi tout réparer. Nous avons eu des dégâts qui sont importants, mais qui peuvent se réparer très rapidement. Pour nous ce qui compte, c’est protéger les employés et rouvrir pour les clients. »

 

 

Pour nous ce qui compte, c’est protéger les employés et rouvrir pour les clients


Le procureur de la république d'Ajaccio, Eric Bouillard a confirmé qu'une enquête a été ouverte et confiée aux policiers de la sûreté départementale.

« Le feu est parti d'une poubelle, et s'est propagé sur la façade droite du bâtiment, précise-t-il. L'incendie a été rapidement maîtrisé.» 

Les dégâts provoqués par les flammes sont en cours d'évaluation, et se chiffrent à priori à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

 

Rassemblement de soutien 


Jean-André Miniconi, ancien président de la Chambre de commerce de la Corse du Sud, et actuel président de la CGPME s'est déclaré candidat à la municipale d'Ajaccio.

Un rassemblement de soutien a été organisé mardi 30 juillet, devant sa concession. 

Près de 300 personnes y étaient réunies, des particuliers, mais aussi des gens venus du monde de l'entreprise, du monde politique, nationalistes mais pas seulement.  
 

C'est la preuve d'une société qui est malade et c'est inquiétant
 

Ainsi Jean-François Casalta, qui brigue, comme Jean-André Minicomi, le siège de maire d'Ajaccio lors des prochaines municipales, s'est offusqué de cette attaque : 
 

« Ces pratiques sont d'un autre âge, peu importe de quel bord elles viennent. On ne peut pas régler ces différends par de telles pratiques, il faut que ça cesse. C'est la preuve d'une société qui est malade et c'est inquiétant. C'était important d'être présents en nombre pour prouver qu'on est unis.»

 


Jean-André Miniconi, de son côté, a avoué ne toujours pas comprendre l'incendie de samedi dernier, qu'il qualifie plus que jamais de criminel. 
 

« Je me pose beaucoup de questions. Si c'est commercial je ne comprends pas, parce que nous sommes un groupe insulaire qui emploie des insulaires, qui créé de la richesse et créé de l'emploi... Si c'est politique, mes positions sont connues, je prône l'éthique, la transparence et la démocratie. Si c'est un crime, on doit en débattre.»


Nombreux, de Jean-Felix Acquaviva à Leo Battesti, en passant par Jean-Christophe Angelini, Paul-Felix Benedetti, ou encore Gilles Simeoni, avaient fait le déplacement.  


 
 

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