Pierre-Laurent Torre, petit producteur bio, a fait le choix du circuit court

Pierre-Laurent Torre, petit producteur bio, a fait le choix du circuit court
Intervenants : Pierre-Laurent Torre; Augusta Poggioli; Pierre Malatesta Reportage : Erwan Scheix; Thierry Guespin

Le gouvernement lance cette semaine les états généraux de l’alimentation. L’initiative vise à réconcilier agriculture, économie, santé et environnement. Parmi les pistes évoquées : le développement des circuits courts. Exemple dans la plaine de Peri près d'Ajaccio.

Par A.A.

Pierre-Laurent Torre, 29 ans, a suivi une reconversion professionnelle radicale. Après une carrière dans la fonction publique, le jeune homme est depuis six mois producteur de fruits et légumes. « On cultive essentiellement des fraises, des tomates, des courgettes, des aubergines », explique-t-il.

Tous les produits qu’il cultive sont 100% bio. « J’adore manger, et j’adore manger des bonnes choses. Donc si je peux faire partager mon savoir  et mon goût à tout le monde, pourquoi pas », estime le jeune homme.

Le producteur confectionne ensuite ses paniers garnis à 20 euros l’unité. L’échange se fait de la main à la main avec le consommateur. « On veut manger des choses saines et on veut faire manger à nos petits-enfants des choses qui sont bonnes et meilleures pour la santé », indique Augusta Poggioli une de ses clientes.

« C’est grâce à eux que l’on fait ça » 


Pierre-Laurent Torre se rend aussi directement chez ses acheteurs tout de suite après la récolte. Il effectue une vingtaine de livraisons par jour. Parmi elles : des restaurateurs, des particuliers ou encore des petits commerces. « C’est pour ça que l’on choisit ça. C’est pour connaître nos clients, savoir ce qu’ils aiment puis partager. C’est grâce à eux aussi que l’on fait ça », précise Pierre-Laurent Torre. 

Ce jour-là, il amène dix kilos de fraises dans une épicerie ajaccienne. Il vend ses produits 14 euros le kilo au gérant du commerce.  « Quand c’est bon, c’est pas cher. Après il s’agit de savoir, ou on vend de la fraise à un euro le kilo et on remplit la poubelle, ou on vend la fraise à 10 euros le kilo et on se remplit le ventre », juge Pierre Malatesta, commerçant.

Prochaine étape pour Pierre-Laurent Torre : l’ouverture d’une seconde parcelle et le recrutement d’un employé.

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