Corse : la justice confirme l’annulation du permis de construire des 12 villas des "collines de Murtoli"

Le 14 septembre dernier, la cour administrative d'appel de Marseille a confirmé l'annulation du permis de construire de 12 villas à Sartène (Corse-du-Sud). Un document attribué à la société PCPG par le maire de la commune en 2017, et qui ne respectait pas les règles d'urbanisation selon les juges. 

En 2017, le maire de Sartène a attribué un permis de construire à la société PCPG pour un complexe immobilier de 12 villas, "les collines de Murtoli".
En 2017, le maire de Sartène a attribué un permis de construire à la société PCPG pour un complexe immobilier de 12 villas, "les collines de Murtoli". © France 3 Corse
Les 12 villas des "collines de Murtoli" ne sortiront pas de terre. Le 14 septembre dernier, la cour d'appel administrative de Marseille a confirmé l'annulation du permis de construire obtenu par la société PCPG.

PC comme Paul Canarelli, propriétaire du domaine de Murtoli et PG pour Pascal Grizot, vice-président de la fédération du golf en France. 

Une décision qui confirme le non-respect de la loi Littoral et du Padduc (plan d'aménagement et de développement durable de la Corse). 

Ainsi, ce complexe immobilier devait voir le jour "au lieu-dit Sarraghja, avec vue sur le golf et la mer. 

Dans une zone non-urbaine et sur des ESA (espaces stratégiques agricoles)", précise sur son site internet l'association de défense de l'environnement U Levante qui s'opposait au projet.

Un permis déjà annulé en 2018 

Le maire de Sartène a délivré le permis de construire des "collines de Murtoli" à la société PCPG en 2017.

Ce document autorisait la construction de 12 villas sur une parcelle de près de 12.000 m2. "Première tranche d’un projet encore plus important", alertait alors U Levante sur son site internet. 

Attaqué par l'association, le document a été annulé en première instance par le tribunal administratif de Bastia en 2018. 

Les juges administratifs avaient alors mis en évidence l'irrespect des règles basiques d'extension d'urbanisation, ou de définition d'une agglomération. Pour les magistrats, le territoire ne correspondait en rien au projet. 

Lire la décision de la cour d'appel administrative de Marseille

La cour d'appel administrative de Marseille a confirmé cette décision et enterré le projet. 
 
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