Corse : le tir sportif fait de plus en plus d’adeptes

En Corse, le tir sportif séduit de plus en plus. En 2011, l’île comptait 3.000 licenciés répartis dans 26 clubs. Sept ans plus tard, ils sont 4.600 pratiquants. / © Luc Oerthel / FTVIASTELLA
En Corse, le tir sportif séduit de plus en plus. En 2011, l’île comptait 3.000 licenciés répartis dans 26 clubs. Sept ans plus tard, ils sont 4.600 pratiquants. / © Luc Oerthel / FTVIASTELLA

Le tir sportif est peu connu du grand public, mais est pourtant en constante progression. En Corse, le sport recense plus de 4.600 licenciés répartis dans plusieurs dizaines de clubs. Illustration dans la région bastiaise. 
 

Par A.A / France 3 Corse ViaStella

Ce jour-là, au Bastia Teghime Tir Club, malgré la brume, la pluie et le froid, les 16 pas de tir sont occupés

Casque de protection fixé sur les oreilles, René Biechelin, l’encadrant, effectue les dernières vérifications. « Chargez », lance-t-il. Les 16 licenciés se positionnent, armes à la main. Et attendent le coup de sifflet qui les autorise à appuyer sur la détente.
 
Dans ce club, 450 adhérents pratiquent le tir sportif chaque semaine, dont 10 % de femmes. « Il faut savoir se concentrer, savoir respirer correctement, savoir être précise… Et les femmes y arrivent très bien », rit une participante. 
 
Corse : le tir sportif fait de plus en plus d’adeptes
Intervenants - René Biechelin, Bastia Teghime Tir Club ; Christian Pasquali, Armurier. Equipe - Camille Wormser ; OERTHEL Luc ; IENCO Joseph.
 

« On n’est pas des gens nerveux »


En Corse, le tir séduit de plus en plus. En 2011, l’île comptait 3.000 licenciés répartis dans 26 clubs. Sept ans plus tard, ils sont 4.600 pratiquants. La discipline souffre pourtant encore de lourds préjugés. « Il y a des gens de tous les milieux dans le club, des pompiers, des gens de la préfecture, du commissariat, des médecins, des avocats… On n’est pas du tout des gens nerveux », détaille René Biechelin. 

L’engouement pour le tir sportif est tel que dans les armureries, le nombre de clients est en constante augmentation. C’est notamment le cas pour Christian Pasquali, armurier à Bastia. Il a obtenu son agrément pour vendre des armes de poing il y a deux ans. « Maintenant que j’ai les stands de tir qui viennent de partout, j’ai environ 20 % de chiffre d’affaires en plus », souligne-t-il. 

La discipline semble donc avoir de beaux jours devant elle. Avec une arme pour dix habitants, la Corse se classe toujours au premier rang des régions françaises.


 

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