REPLAY. Covid : la Corse confinée jusqu'au 1er décembre

Ce mercredi à 20 h, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la mise en place d'un nouveau confinement dès vendredi. Certaines règles ont évolué par rapport au confinement du printemps dernier. 

Emmanuel Macron a annoncé, mercredi, un nouveau confinement jusqu'au 1er décembre à minima.
Emmanuel Macron a annoncé, mercredi, un nouveau confinement jusqu'au 1er décembre à minima. © Capture d'écran
Un confinement. L'annonce était attendue depuis quelques jours, Emmanuel Macron l'a confirmée, ce mercredi dans une allocution télévisée, la France est une nouvelle fois confinée a minima jusqu'au 1er décembre. Le but : faire face à la seconde vague de la pandémie de Covid. 

Si le président de la République qualifie de "bonne" la stratégie adoptée depuis le début de la crise, il estime que "nous sommes tous, en Europe, surpris par la rapidité du virus." 

Et prédit une seconde vague "plus dure et plus meurtrière que la première." Ainsi selon les projections, 9.000 patients atteints du Covid pourraient être pris en charge par les services de réanimation des hôpitaux français d'ici la mi-novembre, soit la quasi-totalité de leur capacité. "Si nous ne donnons pas un coup de frein brutal, notre service hospitalier sera saturé . Les médecins devront faire des choix entre les différents patients", alerte Emmanuel Macron. 

Écoles ouvertes et visites en Ehpad autorisées

Contrairement au printemps dernier, les crèches, écoles, collèges et lycées resteront ouverts "avec des protocoles sanitaires renforcés". Les établissements supérieurs devront quant à eux proposer leurs cours en ligne. 

Néanmoins, contrairement au premier confinement les visites en maisons de retraite et Ehpad sont autorisées.

En cas de sortie, une attestation sera nécessaire pour tout déplacement : aller travailler, se rendre à un rendez-vous médical, porter assistance à un proche, faire des courses essentielles ou prendre l'air à proximité du domicile Les réunions privées, et les rassemblements publics sont une nouvelle fois prohibés. Il est également interdit de se déplacer d'une région à une autre. 
 

"Ne pas que l'économie s'effondre"

Le travail "pourra continuer" pendant le confinement mais "partout où c'est possible, le télétravail sera à nouveau généralisé" indique Emmanuel Macron qui précise que les services publics resteront également ouverts. L'objectif : tout faire pour "ne pas que l'économie s'effondre". 

Pour venir en aide aux entreprises, le président de la République a annoncé une prise en charge jusqu'à 10.000 euros par mois du chiffre d'affaires, le maintien du chômage partiel et la mise en place future d'un plan spécial à destination des indépendants et des TPE.

Bars et restaurants fermés 

Les commerces définis au printemps dernier comme non-essentiels doivent fermer à partir de vendredi. C'est notamment le cas des bars et des restaurants. 

Un point d'étape sera réalisé tous les 15 jours pour réévaluer les mesures. 

L'ensemble de ces mesures seront détaillées dès jeudi par le Premier ministre. Il s'exprimera jeudi matin devant l'Assemblée nationale, puis l'après-midi devant le Sénat, où les nouvelles mesures liées au confinement doivent être soumises à un vote des parlementaires.
 



Avec ce nouveau confinement, le président de la République espère faire diminuer drastiquement le nombre de contamination, "de 40.000 par jour actuellement, jusqu'à 5.000", précise-t-il. Quatre objectifs ont été établis : protéger les plus âgées, les plus jeunes, les personnels soignants et les plus modestes. 

Covid en Corse : tous les indicateurs explosent

L'épidémie de Covid-19 continue sa progression vertigineuse en Corse. Selon les dernières données de l'ARS, 152  nouveaux cas positifs ont été détectés en 24h sur un total 3.697 nouveaux cas depuis début septembre. 

Ce mercredi, 74 personnes étaient hospitalisées dont 14 en réanimation. Un nouveau décès, un homme de 64 ans, a été enregistré au centre hospitalier d'Ajaccio. 

Face à cette situation alarmante, le plan blanc a été activé jeudi 22 octobre en Corse. 

Au centre hospitalier d'Ajaccio, la situation est très tendue. Lundi 26 octobre, le service de réanimation a lancé un appel aux "anciens infirmiers de réanimation volontaires". L'hôpital a besoin de renfort pour maintenir les soins traditionnels et les soins Covid.

Quelques jours plus tôt, le même appel avait été fait par le service de réanimation de l'hôpital de Bastia : "Nous n'arrivons plus à boucler les plannings dans la semaine à venir".

Le taux d'incidence au plus haut

Le taux d'incidence, soit le nombre de nouveaux cas sur sept jours pour 100.000 habitants, atteint 262,3 en Haute-Corse et 238,3 en Corse-du-Sud.

"Les élus corses n'ont pas été consultés"

Dans un communiqué publié mardi 27 octobre 2020, le président de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni a réagi aux mesures "unilatérales" prises à Paris :

"Il est plus que temps, à mon sens, que l'administration d'Etat rompe avec la politique du fait accompli qui, outre son manque d'efficacité, se heurte aujourd'hui à un désaccord des Corses dont les représentants sont tenus à l'écart des décisions", a-t-il conclu.
 

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