Coronavirus en Corse : le direct du 29 mars

ILLUSTRATION / © ÂABBOTT / HANDOUT/EPA/MAXPPP
ILLUSTRATION / © ÂABBOTT / HANDOUT/EPA/MAXPPP

Depuis samedi 28 mars, le centre hospitalier de Bastia réalise ses propres tests de dépistage. Il devient ainsi le second lieu qui y est habilité en Corse, après le laboratoire du médecin biologiste Jean Canarelli, à Ajaccio. L'Université de Corse propose également les services de son laboratoires.

Par Axelle Bouschon

► Pour retrouver le direct du samedi 28 mars :
 
  • DIMANCHE 29 MARS


FRANCE - 19h15 : Le dernier bilan communiqué par le directeur général de la Santé fait état de 2.606 décès depuis le début de l'épidémie (soit 292 dans les dernières 24h). Au total, 40.174 cas de contamination ont été confirmés.

A noter que 7.732 personnes sont sorties guéries de l'hôpital depuis la même date, souligne Jérôme Salomon.

Dans le détail, 19.354 personnes sont hospitalisées, dont 4.592 cas grave, selon les données indiquées sur le site du gouvernement. 60 personnes hospitalisées en réanimation ont moins de 30 ans, indique le directeur général de la Santé. Le nombre d'admission a de plus progressé d'environ 10% par rapport à hier, relève Jérôme Salomon. 
 
 

MONDE - 19h :  685.000 cas ont été confirmés à échelle mondiale. 146.000 personnes sont désormais guéries, depuis le début de la pandémie.


ITALIE - 18h30 : 
​La protection civile italienne fait état, ce dimanche, de 756 nouveaux décès. Le bilan total est de 10.779 morts depuis le début de la maladie, pour 97.689 cas confirmés.


CORSE - 18h :
 Ils sont Corses mais sont actuellement confinés à Rome, à Madrid, et même à Melbourne en Australie. Ils nous racontent leur situation à l'étranger, loin de l'île. Un reportage réalisé par Jean-André Marchiani, Stéphane Agostini, Alexandra Sebayhi et Stéphane Vitry.

- 14h45 : La facture s'annonce encore plus salée pour ceux qui ne respecteraient pas le confinement : les réfractaires devront désormais débourser 200 euros, contre 135 jusqu'ici, dès lors que deux infractions sont relevées sur une période de 15 jours. Une amende qui pourra ensuite être majorée à 450 euros si elle n'est pas payée dans les 45 jours, contre 375 auparavant, indique un nouveau décret paru ce dimanche dans le Journal officiel.
 

FRANCE - 14h15 : L'avion A400M a bien atterri ce midi à Strasbourg, confirme ce dimanche Amelie de Montchalin, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, sur France Inter. L'appareil va évacuer des malades du Grand Est vers Stuttgart, en Allemagne.

La secrétaire d'Etat s’est félicitée de la coopération avec Berlin. L'Allemagne, qui a déjà livré plusieurs respirateurs à la France,  "nous offre des lits supplémentaires" a-t-elle indiquée. Au total, et selon Amélie de Montchalin, 80 patients français atteints du Covid-19 ont été évacués et hospitalisés dans des pays voisins : au Luxembourg, en Allemagne et en Suisse.


IRAN - 12h15 : Les autorités iraniennes dénombrent 2.901 nouveaux cas de contamination au cours des dernières 24 heures, a annoncé lors de son point presse télévisé quotidien Kianouche Jahanpour, porte-parole du ministère de la Santé. En tout, 38.309 cas ont été confirmés en Iran, et 2.640 décès.


ESPAGNE - 12h : Le pays enregistre 838 morts supplémentaires en 24 heures. Un triste nouveau record après les 832 décès la veille.

En tout, 6.528 décès ont été enregistrés en Espagne depuis le début de la pandémie selon les chiffres publiés dimanche par le ministère de la Santé. Il s'agit, à ce stade, du pays le plus endeuillé derrière l'Italie par le Covid-19. On dénombre 78.797 patients espagnols dont l'infection a été confirmée. 
 

FRANCE - 11h : Deux TGV médicalisés évacuent ce dimanche 36 malades depuis Mulhouse (12 patients, en direction de Poitiers) et Nancy (24 patients, en direction de Bordeaux puis Bayonne). Tous les malades, dont l'état est jugé grave, voyagent allongés dans des civières, installées au-dessus des sièges passagers. Les respirateurs des patients sont posés sur les porte-bagages.

Des évacuation qui visent à désengorger les hôpitaux du Grand Est, saturés de patients depuis le début de la pandémie. La région est l'une des plus lourdement touchées en France. Elle comptait samedi 3.777 personnes hospitalisées (786 en réanimation), et déplorait 757 décès.


- 10h30 : Patrick Devedjian, président des Hauts-de-Seine, ancien ministre et figure politique de la droite, est mort cette nuit du coronavirus, à l'âge de 75 ans. Il avait confirmé être infecté le jeudi 26 mars, mais notait alors une amélioration de ces symptômes. Hospitalisé, son état de santé s'est brutalement dégradé au cours des derniers jours. 
 

CORSE - 10h : Malgré les conditions particulières imposées par le confinement, Monseigneur Olivier de Germay, évêque d’Ajaccio pour la Corse, célèbre ce matin la messe du 5e dimanche de carême. Une cérémonie retransmise en direct sur la page Facebook de l'église ​​​catholique de Corse.
 


CORSE - 9h : Depuis hier, samedi, le centre hospitalier de Bastia réalise ses propres tests de dépistage. Jusqu'à 200 par jour, "avec un résultat dans les 4h", indique son directeur, Jean-Mathieu Defour. L'hôpital de Bastia devient ainsi le second lieu qui y est habilité en Corse, après le laboratoire du médecin biologiste Jean Canarelli, à Ajaccio.
 

Pour le collectif Anti-Covid-19, qui réunit plus de 12.000 co-signataires, et pour de nombreux médecins et élus politiques, il est désormais nécessaire de multiplier les tests de dépistage au sein de la population, seule façon d'éviter "de suivre la même trajectoire que l'Italie" - qui comptabilise samedi 92.472 cas confirmés et 10.023 décès -, estime le professeur Antoine Aiello, signataire et membre fondateur du collectif.

L'Université de Corte propose la mise à disposition de son laboratoire de recherche, qui effectue déjà depuis quinze jours des tests sur le Covid-19, pour en faire un laboratoire de dépistage et de diagnostic. Mais pour cela, "il nous faut un agrément", indique le président, Dominique Federeci. La faculté a entrepris les démarches dans ce sens mercredi, et attend désormais l'accord de l'Agence régional de santé pour pouvoir débuter.
 

CORSE - 8h : Pas de bilan quotidien de l'Agence régional de santé ce week-end.

Si le site du gouvernement ne recense pas, à cette heure, le nombre de cas confirmés sur l'île ce dimanche, on y apprend cependant que depuis le début de l'épidémie, 71 patients ont été guéris et sont sortis de l'hôpital, ou leur état de santé s'est suffisamment amélioré pour permettre un retour à domicile.

108 patients sont toujours hospitalisés, dont 18 dans un état grave, en réanimation.
 

FRANCE - 6h : Le dernier bilan communiqué par les autorités sanitaires fait état de 37.575 cas confirmés de contamination (+ 4.611 en 24h), et 2.314 décès (+ 319 en 24h).

Dans le détail, 17.620 patients sont actuellement hospitalisées, dont 4.273 en réanimation. Enfin, à ce stade, 6.624 personnes sont désormais guéries et sorties de l'hôpital, ou leur état s'est suffisamment amélioré pour permettre un retour à domicile.


FRANCE - Le Premier ministre, Edouard Philippe, tenait hier une conférence de presse à l'hôtel Matignon. Il le rappelle : "Nous vivons une crise sanitaire sans précédent depuis au moins un siècle."

Une crise sanitaire qui est mondiale, "près de la moitié de l'humanité est confinée", et tous les continents sont désormais touchés. Plus encore, "le combat ne fait que commencer. Les 15 premiers jours d’avril seront difficiles. Encore plus difficiles que les 15 jours qui viennent de s’écouler" estime le Premier ministre. "Nous devons fournir un effort intense qui va s'inscrire dans la durée" argue-t-il, alors que "le virus se répand très vite : nous doublons le nombre de cas positifs tous les 3 à 4 jours."



Comment les bilans de nouveaux cas journaliers sont-ils déterminés ?

Le Premier ministre l'assure : le gouvernement sait les questions "légitimes" que se posent certains Français sur comment le nombre de nouveaux cas journaliers est déterminé, ainsi que le nombre de décès. "Trois sources extrêmement fiables sont utilisées pour mesures la progression de cette maladie" explique Jérôme Salomon, directeur général de la Santé. 
  • Le nombre de tests positifs, dans un premier temps, qui permet de donner les chiffres journaliers de nouveaux cas confirmés. Un suivi hospitalier, ensuite. Celui-ci indique :
  • Le nombre d'admission à l'hôpital,
  • Le nombre de malades dans une situation jugé préoccupante,
  • Le nombre de patients hospitalisés sortis guéris,
  • Le nombre cumulé de décès observés en milieu hospitalier.
Enfin, les autorités sanitaires ont également recours à un réseau de médecins et laboratoires dits "sentinelles" qui notent le nombre de cas liés au coronavirus recensés dans leurs cabinets. Ainsi, 44.000 personnes ont consultés pour une infection au Covid-19 au cours de la semaine passée, précise Jérôme Salomon.
 


Qu'en est-il de la surveillance de la mortalité ? 

Le nombre de décès liés au virus sont enregistrés à partir des données provenant des 600 établissements de santé qui prennent en charge les malades, indique Jérôme Salomon. Un recensement nécessaire pour obtenir les statistiques globales de mortalité, notamment vis-à-vis de l'âge, du sexe, et des possibles pathologies antérieures des patients. Dès la semaine prochaine, une surveillance de la mortalité au sein des Ehpad sera mise en place, assure le directeur général de la santé. 

Enfin, l'Insee publie chaque semaine un bilan des taux de mortalité en France comparativement aux précédentes années. Des données qui sont "fiables, surveillées et depuis des années publiques", assure Jérôme Salomon, qui précise que sur les dix dernières années, la mortalité en France au mois de mars était située entre 40.000 et 50.000 décès. "Ce dispositif, qui peut paraître complexe, est extrêmement fiable", poursuit-il. Et pour ceux qui seraient intéressés pour en connaître les détails et précision, un livret à été mis à disposition sur le site du ministère de la Santé.

De plus, et par souci de "transparence", l'ensemble des cas nationaux et par département recensés seront disponibles tous les jours sur le site du gouvernement. Un total qui sera actualisé de manière journalière, assure le directeur général de la santé.
 


Quelles sont les moyens actuels en tests et en réanimation de la France ?

La France, au début de la crise, disposait de 5000 lits de réanimation. "L'objectif est d'en avoir 14.000 sur tout le territoire" explique le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran. Une augmentation considérable, qui va demander un investissement humain et matériel important, souligne-t-il.

En terme de tests de dépistages, la France en pratique en moyenne 10.000 par jour. Une capacité qui devrait passer à 29.000 par jour dès la semaine prochaine, et amenée à évoluer encore dans les mois à venir. "Nous allons passer commande de 5 millions de tests rapides" indique Olivier Véran.

Des tests qui viendront en complément des tests PCR déjà produits sur le territoire, et permettront d'amener la capacité à 30.000 tests par jour en avril, 60.000 tests par jour en mai, et 100.000 tests par jour en juin, précise-t-il. La France a de plus commandé plus d'un milliard de masques à la Chine, indique le ministre de la Santé. Ceux-ci seront livrés par un pont aérien de 56 rotations, assuré en partie par la compagnie Air France.

"Nous vivons une période redoutable. Et le combat va durer, insiste Edouard Philippe. La meilleure manière de gagner ce combat et d'aider les soignants, c'est en respectant les mesures barrière, et le confinement."
 

Rappel des gestes barrière :

  • Arrêter de se faire la bise ou de serrer la main 
  • Se laver très régulièrement les mains
  • Tousser ou éternuer dans le creux de son bras
  • Utiliser un mouchoir à usage unique, et le jeter après utilisation
  • Limiter la promiscuité
  • Rester chez soi tant que possible

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