Enquête sur le SC Bastia : des membres de l'ancienne direction du club placés en garde à vue

Quatre personnes de l'ancienne équipe dirigeante du SC Bastia ont été placées en garde à vue et auditionnées par la direction territoriale de la police judiciaire (DTPJ) d'Ajaccio, depuis le début de la semaine. 

L'entrée d'Armand Cesari, à Furiani
L'entrée d'Armand Cesari, à Furiani © Axelle Bouschon / FTV

Quatre ex-administrateurs ou anciens dirigeants du SC Bastia ont été placés en garde à vue par la direction territoriale de la police judiciaire (DTPJ) d'Ajaccio, depuis le début de la semaine.

Ces gardes à vues se sont terminées ce mercredi soir. Les dirigeants, dont l'ex-président Pierre-Marie Geronimi, ont été remis en liberté sans présentation à un juge d'instructeur.

L'enquête, confiée au pôle économique et financier (PEF) du tribunal de grande instance de Bastia, doit faire la lumière sur les délits financiers du club, qui ont causé sa relégation en National 3 et une liquidation judiciaire, en 2017.

D'autres auditions

Ces gardes à vue font suite à une autre série d'auditions. La semaine dernière, les policiers de la division des affaires économiques et financières de la PJ d'Ajaccio avaient entendu trois anciens employés du club.

Aucune mise en examen n'a fait suite à ces gardes vue. L'objectif pour les enquêteurs était notamment de savoir comment fonctionnait l'établissement et où se vend la plus grande partie des marchandises.

Dans le cadre de cette enquête, Joseph Lorenzoni, l'ancien comptable du Sporting, et Antoine Vincenti, le commissaire aux comptes, avaient déjà été mis en examen, en 2019, pour "faux, complicité de banqueroute, complicité de présentation de comptes annuels inexacts et participation à une association de malfaiteurs en vue de préparation d'un ou plusieurs délits", et "non-révélation de faits délictueux par le commissaire aux comptes et participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un ou plusieurs délits".

Un an plus tard, des fonctionnaires des impôts avaient été placés en garde à vue pour tenter de comprendre pourquoi le club avait pu bénéficier d'aménagement d'impôts pendant des années et s'il y avait eu un "soutien abusif" des services fiscaux.

A l'issue de la saison 2016-2017 de Ligue 1, le club corse affichait une dette de 21 millions d'euros. Il avait été relégué administrativement en National 3, en septembre 2017.

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