Ce lundi 5 septembre, les Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) étaient appelés à faire grève. En Corse, le mouvement n’a pas été suivi. Une nouvelle journée de mobilisation nationale est prévue le 29 septembre.
L’appel à la grève nationale des Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) avait été lancé par la CGT, FO et l’Unsa. "Salaires insuffisants, absence de reconnaissance professionnelle, méconnaissance des missions, effectifs d’élèves trop importants dans les classes, non-remplacement des personnels absents et souffrance au travail" constituent les principaux griefs des syndicats.
Parmi leurs revendications, ils demandent notamment une augmentation "immédiate" des salaires de 183 euros nets par mois, la revalorisation des grilles indiciaires, l’indexation du point d’indice sur l’inflation et la création d’un cadre d’emploi de catégorie B "type" en fonction des missions et des qualifications des Atsem.
Si, ce lundi, des rassemblements ont eu lieu dans certaines villes du Continent, en Corse, le mouvement n’a pas été suivi. Aucune perturbation n'a été signalée dans les écoles maternelles.
"Il n’y a rien eu à Ajaccio et dans le sud de l’île", indique Patrice Bossart, secrétaire général de la CGT de Corse-du-Sud. Même son de cloche chez Charles Casabianca, son homologue de la Haute-Corse : "Comme il y a un autre mouvement national et général prévu le 29 septembre prochain, les Atsem de l'île se réservent certainement pour cette journée-là."
De son côté, le STC n’avait pas déposé de préavis pour ce 5 septembre. "La date étant extrêmement proche de la rentrée et avec les cinq jours de préavis à respecter dans la fonction publique, cela était un peu compliqué, notamment avec la fin des vacances scolaires", explique Ange-Marie Bianchini, secrétaire national du syndicat qui indique "réfléchir à participer à l’action de fin septembre".
Les bras droits des enseignants
La France compte environ 55.000 Atsem. Plus de 99% sont des femmes.
Payés entre 1640 et 2180 euros bruts par mois, ces agents de la fonction publique territoriale secondent au quotidien le personnel enseignant des écoles maternelles. Ils s’occupent notamment de l’accueil et de la surveillance des jeunes enfants tout en veillant à leur hygiène et à la propreté des locaux.