Hôpital de Bastia : la CGT dénonce un manque de personnel et des titularisations au point mort 

La CGT a occupé le bureau du directeur de l’hôpital de Bastia jeudi. Le syndicat dénonce les titularisations au point mort et le manque de personnel.

© Guillaume Leonetti/FTVIASTELLA
Jeudi, l’occupation des locaux de la direction de l’hôpital de Bastia visait notamment à dénoncer la rupture des négociations, selon le syndicat CGT, visant à créer des CDI pour des personnes qui travaillent depuis un an ou plus en statut précaire. 

« Je suis diplômée, je rentre à l’hôpital pour faire un travail que j’aime et que j’ai choisi. Le problème, c’est que derrière je ne peux pas avoir une vie normale. Je ne peux pas faire de projets personnels, je ne peux pas avoir de loyer parce que les propriétaires demandent forcément des garanties et qu’en CDD, ils n’en ont pas. Je peux encore moins faire un crédit. Je ne peux pas non plus faire d’enfant », témoigne, anonymement, une des personnes concernées. 

Le directeur de l’hôpital s’insurge contre l’idée que la précarité n’est pas traitée. Selon lui, il y a eu 99 CDI de créer en 2018, contre 35 en 2017. Les économies budgétaires ne se feraient donc pas sur le personnel.

 
Hôpital de Bastia : la CGT dénonce un manque de personnel et des titularisations au point mort 

 

Modes de prise en charge 


Et pour ce qui est des lits : « Il y aura peut-être des réductions de lits si l’activité est vraiment réorganisée comme elle doit l’être, avec des substitutions dans les modes de prise en charge. Aujourd’hui, les patients sont hospitalisés en hospitalisation complète alors que certains d’entre eux pourraient être pris en charge en chirurgie ambulatoire ou en hôpital de jour, c’est-à-dire rentrer chez eux le soir même de leur acte ou de leur intervention », indique Pascal Forcioli, directeur de l’hôpital de Bastia. 

Cette question de lit et d’ailleurs un autre souci du syndicat CGT. « Même dans un cadre budgétaire que tout le monde connaît à l’hôpital de Bastia, nous ne sommes pas le seul, il est demandé au chef d’établissement de comprimer les masses budgétaires », soutient Josette Risterucci, déléguée CGT de l'hôpital de Bastia-Falconaghja.

L’hôpital de Bastia a 52 millions d’euros de déficit. Les tensions restent très fortes sur la façon de le réduire. 


 
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