Veau vivant jeté d’un pont : l’auteur des faits condamné à quatre mois de prison ferme

Poursuivi pour avoir jeté un veau vivant d’un pont en avril 2019, l’auteur des faits a été condamné à quatre mois de prison ferme, plus six avec sursis, ce lundi 20 juillet par le tribunal correctionnel de Bastia. L'éleveur bovin est maintenu en détention.
Palais de Justice de Bastia
Palais de Justice de Bastia © Christian Giugliano
L’affaire du veau vivant jeté d’un pont avait suscité une vive émotion en Corse. Et le tribunal correctionnel de Bastia a rendu sa décision, lundi 20 juillet, peu avant 19 heures. L’auteur des faits, Jean-Dominique Orsoni, a été condamné à quatre mois de prison ferme, plus six avec sursis, pour acte de cruauté sur un animal.

Une peine assortie d'une interdiction de détention d’un animal pendant trois ans.
Le jeune homme de 20 ans, qui est éleveur bovin, est maintenu en détention (il était incarcéré à la prison de Borgo depuis le 2 juillet, et le renvoi de l’affaire). Les parties ont dix jours pour faire appel de la décision.

La procureure de la République de Bastia avait réclamé une peine très sévère

La procureure de la République de Bastia, Caroline Tharot, avait réclamé une peine très sévère : 16 mois de prison, dont six avec sursis, avec mandat de dépôt (placement ou maintien en prison d’une personne condamnée ou mise en examen), ainsi qu’une interdiction de détenir un animal et la confiscation des animaux du prévenu, qui est éleveur bovin. Elle avait demandé "une peine juste pour un acte de cruauté infligé sans aucune nécessité et commis avec une méchanceté réfléchie".

Le jeune homme de 20 ans était jugé en comparution immédiate pour sévices graves sur animal et comparaissait détenu, après la diffusion d’une vidéo, fin juin, qui le montrait sortir un veau vivant d’un coffre d’une voiture avant de le jeter du haut d’un pont. La scène remontait à avril 2019.

L'auteur des faits dit avoir percuté le veau en rentrant d'une fête assez arrosée

L’audience avait rassemblé beaucoup de monde autour du palais de justice : des soutiens du jeune prévenu ou encore des défenseurs des animaux – neuf associations de défense des animaux s’étaient constituées partie civile. Lors de l'audience, Jean-Dominique Orsoni a ainsi raconté cette soirée d’avril 2019, où il dit avoir percuté le veau en rentrant d’un fête assez arrosée, sur la route entre Corte et le Niolu. "J’ai vu qu’il boitait, j’en ai déduit qu’il avait la patte cassée, j’ai voulu abréger ses souffrances", a expliqué celui qui avait 18 ans à l’époque des faits.

Le 2 juillet, il avait été convoqué par la justice mais son avocat avait obtenu un renvoi pour préparer la défense de son client. En attendant son procès, il était incarcéré à la prison de Borgo.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers justice société