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Tema : rencontres sur le GR20 - les bergers transhumants

Chaque été, famille Franchi transhume brebis et chèvres jusqu’aux bergeries de l’Onda, sur le Monte d’Oru.
Chaque été, famille Franchi transhume brebis et chèvres jusqu’aux bergeries de l’Onda, sur le Monte d’Oru.

Depuis les années 1990, la famille Franchi transhume brebis et chèvres jusqu’aux bergeries de l’Onda, sur le Monte d’Oru. Des fromages vendus aux randonneurs aident l’exploitation à subvenir à ses besoins.
 

Par P.S.

Après une journée passée sur les pentes du Monte d'Oru les chèvres sont de retour à la bergerie de l'Onda. C'est l'heure de la traite.

Maria Franchi est à la tête d'un troupeau de 260 chèvres. Le métier de berger, elle le connaît tout autant que la montagne, où elle transhume chaque année.

De la plaine à la montagne la production laitière et le temps de traite évoluent. A 1500 mètres d'altitude les bergers tarissent le troupeau petit à petit. Finies les deux traites par jour.

Alors que les randonneurs qui traversent la Corse sur le GR 20 se réveillent à peine. Michel Franchi est déjà au travail. A l'Onda, les bergeries côtoient les tentes et le refuge pour les marcheurs. Chaque matin, 180 brebis remplacent les chèvres sur le quai de traite.
Tema : rencontres sur le GR20 - les bergers transhumants
Intervenants - Maria Franchi, bergère // Michel Franchi, berger // Nicole Franchi, bergère Equipe - François-Albert Bernardi // Marc-Antoine Renucci

Un rituel que Michel a hérité de ses parents et qu'il perpétue.

« On monte tous les ans vers le 15 juin et on traie ici 15 jours, 20 jours puis on redescend les animaux en septembre. C’est difficile mais bon, on le fait quand même, avec passion », explique-t-il.

Après la traite, la mère de Michel entre en scène. Nicole détient les secrets de la fabrication du fromage et du brocciu. Elle et son mari se sont lancés en 1989 dans l'agriculture. D'abord dans la Plaine de Sarrula carcuppinu puis à l'Onda durant l'été.

« On montait les brebis et on s’est mis à faire un peu le fromage, puis on a commencé à le vendre un peu sur le GR maintenant c’est devenu une demande. Les gens viennent, le voient faire, ils ont contents. Ça nous permet de tenir tout l’hiver. Le GR20 c’est un plus pour vivre tous les 5 sur l’exploitation », précise Nicole Franchi, bergère.

Comme la famille Franchi, de nombreux bergers passent l'été en montagne et écoulent leur production sur le GR 20.

L'itinéraire qui traverse la Corse du Nord au Sud est fréquenté chaque année par plus de 15 000 personnes à la recherche du grand air et des rencontres incontournables, comme ces derniers bergers transhumants. 


 

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