Corse : un an après, des gilets jaunes déçus

Ce samedi 16 novembre, une poignée de gilets jaune s'est rassemblée sur un rond-point de Penta-di-Casinca. Tous se mobilisent pour le premier anniversaire du mouvement. / © Typhaine Urtizverea / FTVIASTELLA
Ce samedi 16 novembre, une poignée de gilets jaune s'est rassemblée sur un rond-point de Penta-di-Casinca. Tous se mobilisent pour le premier anniversaire du mouvement. / © Typhaine Urtizverea / FTVIASTELLA

Ce samedi 16 novembre, quelques gilets jaunes corses se sont mobilisés pour leur un an d’existence. Une poignée d’entre eux s’est notamment rassemblée à Penta-di-Casinca. Ils dénoncent un non-respect de certains engagements. 

Par A.A / France 3 Corse ViaStella

Ils sont une poignée sur un rond-point de Penta-di-Casinca. Comme un an auparavant, tous portent fièrement leur gilet jaune. Si le mouvement a eu peu d’écho en Corse, le groupe s’est rassemblé pour le premier anniversaire du mouvement

Et les revendications sont restées les mêmes. Ils militent, entre autres, pour la baisse du prix des carburants.

En Corse, cette question est plus urgente qu'ailleurs, le gazole comme le sans-plomb affiche en moyenne 10 à 15 centimes de plus que sur le continent. « Quand on se déplace pour un SMIC et que l’on remonte au village, on se demande si ça vaut le coup d’aller travailler. Il faut se rendre à l’évidence qu’il est presque préférable de rester à la maison. C’est ce que j’appelle des travailleurs pauvres. Les gens se sont précarisés dans leur village, abandonnés de tous », estime Marc-Antoine di Giovanni, gilet jaune. 

 

« La collectivité de Corse le prend par-dessus la jambe »


Les gilets jaunes insulaires sont aussi déçus. Selon eux, certains engagements n’ont pas été respectés


► Reportage : 
Corse : un an après, des gilets jaunes déçus
Intervenants - Marc-Antoine di Giovanni, Gilet jaune ; Gérard Gavory Ancien préfet de Haute-Corse, Le 10 décembre 2018 ; Angélique Biaggi, Gilet jaune. Equipe - Solange Graziani ; Typhaine Urtizverea ; Christophe Gineste.


Parmi eux, l'alignement des prix de 250 produits de consommation courante sur ceux du continent. « La collectivité de Corse (CDC) le prend par-dessus la jambe, mais aussi par-dessus l’épaule. À mes yeux, c’est de leur faute. Parce que lorsque la CDC nous propose un logo, à eux de le mettre en place, à eux de fournir les étiquettes. La grande distribution à fait l’effort de se mettre d’accord sur un tarif moindre, à la CDC de fournir ces fameuses étiquettes. On ne va pas demander aux grandes surfaces de fournir en plus les étiquettes que la CDC a proposé sans nous concerter », soutient Angélique Biaggi, une des figures du mouvement en Corse. 

Le 29 mars dernier, les présidents du conseil exécutif de Corse, de l’assemblée de Corse et les représentants insulaires de la grande distribution ont signé une charte garantissant les prix sur un panier de plus de 200 produits de première nécessité. Une disposition mise en place suite aux travaux de la conférence sociale organisée janvier dernier.

Aujourd’hui, les gilets jaunes repartent en guerre pour faire appliquer cette charte. Ils comptent également participer à la journée de mobilisation du 5 décembre pour le maintien des retraites. 


 

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