Josiane Chevalier, nouvelle préfète de Corse, a pris ses fonctions

© Pierre Simonpoli/FTVIASTELLA
© Pierre Simonpoli/FTVIASTELLA

Ce mardi, Josiane Chevalier, la nouvelle préfète de Corse, a pris ses fonctions. Une journée marquée par des obligations institutionnelle et l’affaire entre l’AC Ajaccio et Le Havre AC.

Par France 3 Corse ViaStella

Une prise de fonction solennelle. Pour ses premiers pas en tant que préfète de Corse ce mardi, Josiane Chevalier a rendu hommage au préfet Claude Erignac. Et aux soldats morts pour la France.

Puis dans l'après-midi, c'est dans son bureau et sans uniforme que la première préfète de Corse accueille les journalistes insulaires. Sans notes elle énumère les différents chantiers qu'elle aura à traiter. Emplois, déchets, langue, fonciers la préfète veut être sur tous les terrains. Et elle souhaite rétablir les liens avec les représentants nationalistes de la Collectivité de Corse.




Des relations qui s'étaient tendues avec son prédécesseur. « Je compte construire, là aussi, une relation régulière de travail avec le président du conseil exécutif de Corse. Je viens avec un état d’esprit positif, peut-être pour tourner une page. Moi, je fais une offre de service et j’espère qu’elle sera entendue. Je suis quelqu’un qui croit en l’humain. Il n’y a pas de raison que ça ne marche pas », indique-t-elle.

« C’est quoi ça ? »


Et alors que Josiane Chevalier est interrogée sur l'affaire ACA le Havre, la préfète prend connaissance de la décision de la Ligue de Football Professionnel, non sans surprise. Dans cette affaire, de nombreux élus montent au créneau pour dénoncer un racisme anti-corse dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Mais qu'en pense la première représentante de l'état en Corse. « Je ne peux être que contre tout le racisme qui soit anti je ne sais quoi. Je suis contre toutes les formes de racisme. Je n’ai pas d’éléments pour juger du racisme anti-corse, je viens d’arriver. Et puis je n’étais pas là. Maintenant, il y a une procédure judiciaire donc je laisse la justice apprécier. Pour moi, la Corse est dans la République, je ne comprends pas qu’il puisse y avoir ce type de racisme. La Corse est dans la France, donc on ne peut pas être anti-corse. C’est quoi ça ? » s’interroge Josiane Chevalier.

La préfète aura l'occasion d'aborder ce sujet et bien d'autres avec les présidents Simeoni et Talamoni qu'elle rencontrera ces mercredi et jeudi.



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