Domaine Casabianca : la FDSEA et la Chambre d'agriculture de la Haute-Corse montent au créneau

La Safer Corse dénonce les lenteurs de la vente du domaine viticole de Casabianca, laissé à l'abandon. / © FTVIASTELLA
La Safer Corse dénonce les lenteurs de la vente du domaine viticole de Casabianca, laissé à l'abandon. / © FTVIASTELLA

La lenteur de la vente du domaine viticole de Casabianca suscite la colère des présidents de la FDSEA et de la Chambre d'agriculture de la Haute-Corse. Ils dénoncent un vignoble laissé à l'abandon depuis 2016. 

Par France 3 Corse ViaStella / GB

Les présidents de la FDSEA et de Chambre d'agriculture de la Haute-Corse ne décolèrent pas. 

Ils dénoncent les négligences du mandataire judiciaire dans la vente du domaine viticole de Casabianca. "A ce jour (6 août, ndlr) aucune décision relative à la vente du domaine n’a été prise", indiquent-ils dans un communiqué.

En décembre 2016, la société Casabianca a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de grande instance de Bastia. Une partie de ce domaine viticole situé sur la côte orientale de la Corse a été mis en vente en avril 2018 par un liquidateur judiciaire.

Joseph Colombani, président de la FDSEA de Haute-Corse et Jean-Marc Venturi, président de la Chambre d'agriculture de la Haute-Corse dénoncent un vignoble laissé à l'abandon depuis.

Ils pointent une "gestion catastrophique" due aux "lenteurs de la procédure de liquidation judiciaire" et l'absence de "moyens nécessaires à la préservation, a minima, de l’essentiel, à savoir le capital végétal".

Mis en cause, le mandataire judiciaire n'a pas donné suite à nos sollicitations. 
 
Domaine de Casabianca: la Safer dénonce les lenteurs de la vente
Intervenants - Jean-Marc Venturi, président de la Chambre d’Agriculture de la Haute-Corse; Joseph Colombani, président de la FDSEA de la Haute-Corse; Equipe - Cassandre Dumain, Guillaume Leonetti.

Le domaine Casabianca compte 469 hectares de terres, dont 228 hectares de vignes plantées en partie en bord de mer, à Linguizzetta (Haute-Corse). Mais il compte aussi 120 hectares non cultivés, toujours en bord de mer.

L'emplacement a déjà fait l'objet de projets touristiques par le passé et c'est la crainte de voir ses terres livrées à des promoteurs qui agite les esprits, dont ceux des nationalistes.

La Société d'aménagement foncier et d'établissement rural (Safer) de Corse s'est portée candidate au rachat du domaine, pour y implanter de jeunes agriculteurs. Outre l'organisme, trois autres propositions ont été faites.

Reste à savoir ce que le prochain propriétaire fera de ces terres et avec quels moyens. Car au-delà du rachat, l'investissement pour faire renaître ce vignoble pourrait s'élever à plus de 400.000 euros. 
 

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