• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • ECONOMIE
  • POLITIQUE
  • CULTURE
  • SPORT

5 mai 92: les années passent, les errements demeurent...

© C. GIUGLIANO / FTVIASTELLA
© C. GIUGLIANO / FTVIASTELLA

Cette année encore, après une parenthèse l'année dernière qui avait suscité par mal d'espoirs déçus, des rencontres de football se dérouleront le 5 mai. Le combat mené par le collectif pour sanctuariser cette date, apparemment, n'est pas terminé...

Par Sébastien Bonifay

Montpellier-Amiens, Toulouse-Rennes, Monaco-Saint-Etienne et Lyon-Lille. 
Quatre matches de Ligue 1 se dérouleront aujourd'hui. 
5 mai ou pas. 
En 2017, Thierry Braillard, alors secrétaire d'état aux Sports, avait pris l'engagement que désormais, le 5 mai serait sanctuarisé. 

Après un quart de siècle de tergiversations des différents gouvernements, et une fin de non-recevoir permanente des instances du Football, qui décident du calendrier du championnat. 
 

Une victoire de courte durée. 

L'année dernière, aucun match ne s'était déroulé le samedi 5 mai. 
Mais pour une raison simple: c'était un samedi. 
Cette saison, le 5 mai tombe un dimanche, et apparemment, la règle ne s'applique plus.
En fait, l'accord passé en 2015 voulait que le 5 mai soit jour sans match.
Seulement si c'était un samedi. 

Si la date tombait un autre jour, il semblerait que l'accord acte le déroulement de cérémonies du souvenir, mais permette le déroulement de rencontre...
Evidemment, le Collectif n'a pas caché sa déception, et son incompréhension:
 

 
Cette décision de maintenir les matches choque beaucoup, au sein même du monde du football, et le soutien au collectif vient de partout:
De nombreux clubs, des plus huppés aux clubs des divisions inférieures, ont affiché la désormais classique banderole "Pas de match le 5 mai"
 

 
Tribune marseillaise
Tribune marseillaise
 
 


Apparemment, le dialogue de sourds est toujours de mise.
Une sorte de valse-hésitation s'est mise en place, deux pas en avant, un pas en arrière. 

la raison, l'insistance des instances nationales du football, qui affirment faire preuve de bonnne volonté, et ont, indéniablement, fait une concession en sanctuarisant le samedi, mais qui refusent de céder totalement aux demandes du collectif. 
Et l'Etat, de toute évidence, est coincé entre deux feux, et refuse de prendre clairement position.

Ainsi que l'avoue la déclaration de la ministre des sports actuelle, Raxana Maracineanu, sur Twitter:
 

Bref, sur la question, épineuse, du 5 mai, tout change, année après année, et rien ne bouge.
 
Catastrophe de Furiani, 5 mai 1992
Catastrophe de Furiani, 5 mai 1992

Sur le même sujet

Conseil municipal des enfants

Les + Lus