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Après la plainte contre Joseph Colombani mobilisation au lycée du Fium’Orbu

Des lycéens et parents défilent avec une pancarte "Lingua corsa, lingua nostra" et le #SimuQuì après la plainte déposée par la rectrice à l'encontre de Joseph Colombani.
Des lycéens et parents défilent avec une pancarte "Lingua corsa, lingua nostra" et le #SimuQuì après la plainte déposée par la rectrice à l'encontre de Joseph Colombani.

Le lycée du Fium’Orbu était bloqué ce vendredi matin. Certains parents et élèves protestaient contre la plainte déposée par le rectorat contre le militant de Corsica Libera, président de la Chambre d’Agriculture de Corse, Joseph Colombani.
 

Par P.S.

« L’affaire prend des proportions qui sont complètement folles par rapport au problème. Le problème, c’est juste qu'un élève a répondu "sò quì" en langue corse, comme on lui a enseigné depuis l’âge de 3 ans jusqu’à l’âge de 14 ans, à l’appel du professeur en début de cours. Ce n’est que ça. Ce qui ressort c’est un problème plus large : c’est la part de la langue Corse, en dehors de la filière bilingue et dans la société » revendiquait ce vendredi matin Dumè Santelli, parent d’élève, devant les grilles du lycée du Fium’Orbu.

Mécontents de la plainte déposée jeudi par le rectorat à l’encontre de Joseph Colombani, militant de Corsica Libera et président de la Chambre d’Agriculture de Corse, parents et élève ont bloqué le lycée, derrière des pancartes qui affichaient : « Lingua Corsa, lingua Nostra » ou « Soutien à Joseph Colombani ».

 
Après la plainte contre Joseph Colombani mobilisation au lycée du Fium’Orbu
Intervenants - Dume Santelli, Parent d'eleve ; Joseph Colombani, Militant nationaliste, parent d'élève ; Saveriu Luciani, Conseiller exécutif en charge de la langue corse. Equipe - Frédéric Danesi ; Frédéric Roche ; Ramsey Kinany.
 

Que s'est-il passé ?

Retour sur la polémique qui enfle depuis le 12 septembre au lycée du Fium’Orbu : à une enseignante qui faisait l’appel, un élève a répondu « sò quì », en langue corse, au lieu du « présent » attendu. C’est la formule utilisée par les élèves des sections bilingues d’où ce dernier est issu.

L’histoire a été dénoncée sur les réseaux sociaux et deux jours plus tard, Joseph Colombani, militant  de Corsica Libera, président de la Chambre d’Agriculture de Corse et parent d’élève se rendait au lycée pour demander des explications.

Des échanges vifs auraient eu lieu entre Joseph Colombani - dont le fils est scolarisé au lycée – et deux autres parents d'élèves d’un côté, la proviseure et son adjoint, de l’autre. Ce que dément Joseph Colombani : "Je suis venu dire mon mécontentement en tant que parent d'élève du lycée et la proviseure m'a mis dehors ! Je lui ai dit que je ne sortirais pas et qu'elle n'avait qu'à appeler les gendarmes ", déclare-t-il.

Jeudi, le rectorat annonçait qu’il allait porter plainte contre le militant nationaliste. Face à la polémique, il a apporté une précision vendredi dans un communiqué. « Le rectorat a été amené à déposer plainte pour des faits d’intimidation. Il n’a jamais été question de mettre en cause le développement et la promotion de la langue et de la culture corses, que l’académie soutient », écrit la rectrice dans un communiqué.
 
Communiqué de l'Académie de Corse après l'incident au lycée du Fium'Orbu.
Communiqué de l'Académie de Corse après l'incident au lycée du Fium'Orbu.

Ces propos parviendront-il à apaiser les esprits ? Pas sûr… A l’Assemblée de Corse réunie ce vendredi, l’affaire a donné lieu à de vifs échanges.
 
Assemblée de corse : la polémique du sò quì s'invite dans l'hémicycle
Intervenants - Jean-Charles Orsucci, conseiller territorial " Andà per dumane " // Jean-Martin Mondoloni, conseiller territorial "Per l'Avvene " // Josépha Giacometti, conseillère exécutive // Valérie Bozzi, conseillère territoriale " La Corse dans la République " // Gilles Simeoni, président du Conseil Exécutif de Corse Equipe - Dominique Moret, Stéphane Agostini


Sur Facebook, Jean-Guy Talamoni a exprimé sa position : « Alors que l'accord des deux personnes concernées était acquis pour une rencontre apaisée, j'ai appelé le rectorat pour qu'il ne compromette pas cet apaisement par le dépôt d'une plainte. Ce dernier a toutefois jugé bon de déposer cette plainte, ce que j'ai appris par la presse, puis m'a adressé un courriel dans lequel il me signifiait que, désormais, il appartenait à la justice de traiter la question. 
Une attitude irresponsable de l'administration d'Etat qui instrumentalise l'incident et fait accroître les tensions. »


 




 

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