Fijait : Jean Marc Dominici condamné à 500 euros d'amende

Jean-Marc Dominici, premier militant nationaliste corse jugé pour avoir refusé de se soumettre aux obligations relatives à son inscription au Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions terroristes (Fijait) a été condamné mardi à 500 euros d'amende.

Comme deux autres nationalistes, Felix Benedetti et Stéphane Tomasini jugés le 22 novembre pour des faits comparables, Jean-Marc Dominici refusait de communiquer son adresse pour son enregistrement dans ce fichier des auteurs d'actes terroristes. 

Ce militant de 40 ans avait été reconnu coupable d'un attentat contre la gendarmerie d'Aléria, le 21 octobre 2004, revendiqué par le FLNC du 22 octobre.

La même peine d'amende de 500 euros a été requise mercredi devant le tribunal correctionnel de Bastia à l'encontre de Felix Benedetti et Stéphane Tomasini. Le tribunal a mis son jugement au 13 décembre.  

Depuis sa création en juillet 2016, les nationalistes corses, militants comme élus de cette mouvance qui compte trois députés et contrôle les institutions territoriales, contestent le fait que des Corses condamnés pour des actes qualifiés de terroristes doivent y être inscrits.

Ils invoquent le fait que ce fichier a été créé après les attentats jihadistes de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, et que selon eux, les nationalistes corses ne peuvent être traités pénalement de la même façon.

Selon la loi, les infractions "donnant lieu à un enregistrement (au Fijait) sont les infractions de terrorisme et de violation d'interdictions de sortie du territoire". Son but, exposé à l'époque par le ministère de la Justice, est de "faciliter l'identification des personnes et de prévenir le renouvellement des infractions à caractère terroriste.

Une trentaine de nationalistes corses, condamnés pour terrorisme, se seraient vus notifier leur inscription au Fijait (chiffres 2016).