Le parquet national antiterroriste ouvre une enquête après une conférence d'un groupe se revendiquant du FLNC 76

Le parquet national antiterroriste a ouvert une enquête pour "association de malfaiteurs terroriste" après une conférence de presse clandestine le 28 octobre en Haute-Corse. Le groupe, qui se revendique du FLNC 76, dénoncait alors l'inaction de l'État dans la lutte contre la Covid-19 en Corse.

Dans un communiqué un groupuscule se réclamant du FLNC 76 réclame des comptes à l'État quant à la gestion de l'épidémie de Covid dans l'île.
Dans un communiqué un groupuscule se réclamant du FLNC 76 réclame des comptes à l'État quant à la gestion de l'épidémie de Covid dans l'île. © Corse Net Infos
Le parquet national antiterroriste (PNAT) a ouvert mercredi 4 novembre une enquête pour "association de malfaiteurs terroriste", indique ce samedi 7 novembre l'AFP, citant une source judiciaire.

Une décision qui prend suite à la tenue d'une conférence de presse clandestine dans un village de la Castagniccia (Haute-Corse), le 28 octobre dernier.

Une réunion convoquée par un mystérieux groupe se revendiquant du FLNC 76, et à laquelle le site d'information Corse Net Infos (CNI) a été convié.

Une gestion jugée "erratique" de l'épidémie de Covid

Selon le média, le groupuscule, composé d'une dizaine de personnes, appelle au "réveil du peuple" face à la gestion de l'épidémie de Covid-19 sur l'île, et entend ne plus se contenter "de simples apparitions".

Dans un tract transmis à une journaliste de CNI, le groupe dénonce ainsi "les mesures erratiques prises par l'Etat français dans cette dure pandémie".

Les mesures mises en place par le gouvernement, dont le confinement, estime le groupuscule, ont eu pour seul effet de "mettre à genoux le peuple corse". Il demande à la cour européenne des droits de l'Homme la construction d'un hôpital spécialement dédié au Covid.
Le communiqué remis à Corse Net Infos
Le communiqué remis à Corse Net Infos © Corse Net Infos
Deux autres sujets sont également abordés dans le communiqué.

La libération de Jean-Pierre Santini, dans un premier temps. Militant nationaliste et écrivain, il est incarcéré à Fresnes "sans preuve" dans le cadre d'une enquête pour des tirs visant la gendarmerie de Montesoro.

Ce dernier avait entamé une grève de la faim, depuis arrêtée, pour protester contre cette détention. L'action avait conduit les présidents du Conseil exécutif et de l'Assemblée de Corse, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, à interpeller le gouvernement.

L'islamisme radical dans l'île, ensuite : "Nous voulons aussi soulever un point sur les potentiels fascistes islamiques radicaux qui vivraient en Corse [...] aucune attaque terroriste sur le territoire de Corse ne sera tolérée" martèle ainsi le groupe dans le tract. "Plus aucune répression ne sera tolérée sur le territoire Corse".
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